Le Tchad envoie 1500 soldats en Haïti pour renforcer la lutte contre les gangs armés
Le gouvernement du Tchad a annoncé l’envoi de 1 500 soldats en Haïti dans le cadre d’une mission internationale coordonnée par les Nations unies. Cette initiative vise à apporter un soutien sécuritaire face à l’escalade de la violence des gangs dans ce pays des Caraïbes, où l’insécurité menace la stabilité régionale.
Une mission approuvée par l’ONU et soutenue par le président tchadien
Dans un courrier officiel adressé au Parlement tchadien, le président Mahamat Déby Itno a confirmé le déploiement de deux bataillons composés chacun de 750 militaires. Ces forces interviendront dès ce mois-ci pour une durée initiale d’un an, conformément à la demande formulée par l’ONU.
Le président a souligné l’engagement du Tchad : « Un contingent de 400 hommes a déjà été déployé en Haïti dans le cadre de cette mission, qui honore notre pays et renforce notre position sur la scène internationale ».
Une mission multinationale renforcée pour endiguer la crise haïtienne
En octobre dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a validé l’extension de la force multinationale dirigée par le Kenya, portant ses effectifs à 5 500 soldats. Cette décision s’accompagne de nouveaux pouvoirs, incluant la possibilité d’arrêter les membres présumés des gangs, une mesure inédite dans les missions précédentes.
La mission initiale, lancée en 2023 avec 2 500 membres sous commandement kényan, avait été freinée par des contraintes budgétaires et un manque de personnel. Aujourd’hui, la situation exige une réponse plus robuste pour rétablir l’ordre dans un pays où les gangs contrôlent jusqu’à 90 % de Port-au-Prince, la capitale.
Haïti : un pays sous l’emprise des gangs et des violences
Les gangs armés, qui sévissent principalement dans la région centrale, étendent leur influence sur de vastes territoires. En 2021, l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse avait marqué un tournant dans la crise sécuritaire. Les récents affrontements, notamment l’attaque du gang Gran Grif dans la ville de Petite-Rivière de l’Artibonite, ont provoqué la mort d’au moins 30 personnes et laissé des dizaines de disparus, selon les organisations de défense des droits humains.
Cette escalade de la violence souligne l’urgence d’une intervention internationale pour protéger les populations civiles et rétablir la souveraineté de l’État haïtien.



