Crise politique au Cameroun : le régime réplique aux critiques sur l’absence du président

Face aux soupçons de vacance prolongée du pouvoir, Jacques Fame Ndongo, ministre d’État camerounais, balaye d’un revers de main les allégations. Selon lui, invoquer une absence illégale du président relèverait d’un « barbarisme juridique et politique », aucune loi ne définissant une durée maximale pour un séjour présidentiel hors des frontières nationales.
Le chef de l’État, Paul Biya, en fonction depuis 1982, poursuit selon lui son travail d’une manière rigoureuse, analysant les dossiers présentés par ses équipes, que ce soit en présentiel ou via des outils numériques accessibles à tous.
L’opposition dénonce un « exil de fait »
Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), dirigé par Maurice Kamto, a réagi sans délai. Mamadou Mota, vice-président du parti, fustige cette situation : « Quarante-cinq jours hors du territoire, ce n’est plus un séjour, c’est un exil de fait ». Il questionne la légitimité d’un exercice du pouvoir à distance, qualifiant l’hypothèse d’un « Cameroun gouverné en télétravail clandestin ».
La polémique s’amplifie, révélant les tensions persistantes entre le régime et ses détracteurs sur la gestion de la continuité de l’État.



