Afrique : le Bénin et le Ghana renforcent leur soutien au plan marocain pour le Sahara occidental
- Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a plaidé pour le renforcement du soutien africain en faveur du plan d’autonomie présenté par le Maroc concernant le Sahara occidental.
- Les représentants du Bénin et du Ghana ont réaffirmé leur adhésion à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, saluant le plan marocain comme solution réaliste.
Lors de rencontres bilatérales organisées avec les délégations béninoise et ghanéenne, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a sollicité l’appui de ces deux pays en faveur du plan d’autonomie proposé par le Maroc pour régler la question du Sahara occidental.
Bénin : un soutien sans équivoque au plan marocain
La septième réunion de la Commission mixte de coopération maroco-béninoise, qui s’est tenue à Cotonou, a abouti à une déclaration conjointe dans laquelle le Bénin réitère son appui indéfectible à l’intégrité territoriale du Maroc, incluant la région du Sahara. Ce soutien s’étend au plan d’autonomie, que Rabat présente comme la seule solution réaliste pour résoudre ce différend.
La délégation béninoise, conduite par la ministre des Affaires étrangères chargée de l’Intégration des personnes d’ascendance africaine, Corinne Amori Brunet, a salué l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui reconnaît le plan d’autonomie comme base d’un règlement équitable et durable.
Une mission officielle se rendra prochainement à Dakhla pour évaluer les progrès socio-économiques de la région et explorer des partenariats concrets. Les deux parties ont par ailleurs convenu que la prochaine réunion de la Commission mixte se tiendra dans cette même ville.
Ghana : un revirement stratégique en faveur du Maroc
Le ministre marocain a également participé à la deuxième session de la Commission mixte maroco-ghanaéenne, où le Ghana a réaffirmé son soutien croissant à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et au plan d’autonomie, considéré comme la voie la plus réaliste pour mettre fin à un conflit persistant depuis près de 50 ans.
Cette position a été formalisée dans un communiqué conjoint signé à l’issue des travaux, avec le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, soulignant que le plan d’autonomie est désormais perçu comme « la seule base réaliste et durable » pour résoudre la question.
Le Ghana, qui avait auparavant soutenu la République arabe sahraouie démocratique (RASD), a opéré un virage significatif en janvier 2025 en retirant son appui à cette entité. Ce changement illustre l’évolution des positions africaines, avec désormais plus de 60 % des États membres de l’ONU (soit 116 pays) soutenant la proposition marocaine.
Le gouvernement d’Accra a par ailleurs réitéré son adhésion à la résolution 2797, qui encourage les négociations sous l’égide de l’ONU sur la base du plan d’autonomie. Cette visite a également permis de dynamiser les relations bilatérales, avec des perspectives de coopération renforcée dans des domaines clés comme les infrastructures, les énergies renouvelables et l’agriculture.
Les échanges ont également porté sur des projets concrets, dont la création d’un Forum économique et d’investissement Maroc-Ghana, alternant entre les deux pays. La sécurité alimentaire a également été évoquée, avec l’utilisation d’engrais du groupe marocain OCP pour booster la production de cacao au Ghana, un secteur vital pour l’économie locale.
Enfin, le Ghana a réaffirmé son engagement dans l’Initiative atlantique du Maroc, visant à faciliter l’accès des pays enclavés du Sahel aux marchés internationaux via l’océan Atlantique, ainsi que dans le projet de gazoduc Afrique-Atlantique, reliant le Nigeria au Maroc.



