
Le Mali peine encore à concrétiser ses ambitions en matière d’immunisation contre le coronavirus. Alors que les autorités nationales visaient initialement un taux de 70 % de la population de plus de 12 ans vaccinée, les chiffres actuels stagnent autour de 8 %. Ce retard a motivé la visite d’une délégation des Nations unies au début du mois d’octobre, venue épauler l’État malien dans la mise en œuvre de son Plan national de déploiement et de vaccination (PNDV).
Ted Chaiban, coordinateur principal de l’ONU pour la préparation vaccinale, a précisé le but de cette mission : « Plusieurs campagnes de terrain sont actives. Nous collaborons avec le gouvernement et ses partenaires pour intensifier les efforts de protection de la population face au Covid-19 ».
Des efforts de sensibilisation accrus sur le terrain
Lors de son passage à Bamako, le représentant onusien a salué l’implication de la Croix-Rouge malienne. L’organisation a déployé un dispositif logistique important pour lutter contre la pandémie, incluant la formation de nombreux volontaires et des actions de sensibilisation directe. En complément, du matériel de protection est distribué aux habitants, bien que la virulence de la maladie ait diminué récemment dans l’espace ouest-africain.
L’obstacle de l’hésitation vaccinale au Mali
Malgré cette mobilisation, convaincre les citoyens reste un défi majeur. Une partie de la population manifeste une forte réticence vis-à-vis des injections, d’autant plus que le recul visible de la circulation du virus réduit le sentiment d’urgence. Dans ce contexte, la relance de la dynamique vaccinale au Mali s’avère être une tâche complexe pour les autorités sanitaires.



