Tribunal arbitral du sport : le Maroc a jusqu’au 7 mai pour défendre sa victoire en CAN 2025
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a officiellement lancé la phase décisive de l’affaire opposant le Maroc au Sénégal pour la finale de la CAN 2025. La Fédération royale marocaine de football (FRMF) dispose désormais d’un délai précis pour soumettre sa défense complète. Une étape cruciale dans ce litige qui secoue le monde du football africain.
Le TAS a imposé une date butoir au 7 mai 2026 pour que la FRMF fournisse tous les éléments nécessaires à sa défense. Cette décision intervient après le dépôt du mémoire d’appel par la Fédération sénégalaise de football (FSF), qui conteste la victoire marocaine sur tapis vert (3-0) annoncée par la Confédération africaine de football (CAF) le 17 mars 2025.
Les arguments du Maroc face à la contestation sénégalaise
Dès les premiers échanges, la FRMF a réaffirmé la solidité de son dossier. Fouzi Lekjaa, président de la fédération, a évoqué des « preuves convaincantes et documentées », incluant des rapports officiels, des comptes-rendus d’arbitres ainsi que des enregistrements vidéo. Ces éléments doivent désormais être formalisés dans le mémoire défensif à remettre avant la deadline fixée.
L’affaire, initialement perçue comme un simple différend sportif, s’est transformée en un bras de fer juridique avec des enjeux majeurs. Le Sénégal espérait une accélération de la procédure, notamment pour obtenir un verdict avant la Coupe du monde 2026. Cependant, cette demande a été rejetée par le Maroc et la CAF, privilégiant un traitement classique de l’affaire pour garantir une préparation minutieuse des argumentaires.
Un calendrier judiciaire strict et des délais prévus
Le TAS a clairement indiqué que la procédure suivrait son cours normal, sans précipitation. Les observateurs estiment qu’un délai de 9 à 12 mois est nécessaire avant qu’une décision finale ne soit rendue. Dans ce contexte, le dénouement de cette affaire est attendu pour la fin de l’année 2026, sauf événement imprévu.
Pourquoi cette affaire marque un tournant pour le football africain ?
Au-delà du résultat sportif, cette affaire soulève des questions sur l’arbitrage et la gouvernance du football en Afrique. La décision du TAS pourrait établir un précédent pour les futures compétitions continentales, renforçant ainsi la transparence et la rigueur dans le traitement des litiges. Les deux fédérations, tout comme les supporters, attendent avec impatience la résolution de ce conflit qui dépasse le cadre purement sportif.



