Les Camerounais se sont habitués à faire preuve d’indépendance dans leurs relations personnelles. Certains ne se contentent plus de déclarer leur paternité lorsqu’ils annoncent l’arrivée d’un nouveau-né, mais prennent plutôt les choses en main dès les premières visites prénatales.
Cette pratique est courante non seulement dans les couples d'union libre, mais également dans les foyers où les deux époux sont liés selon les normes édictées par le droit civil camerounais en matière de mariage.
Les raisons pour lesquelles cette pratique a évolué varient d'une personne à l'autre, avec un seul point d'enfonce, celui de ne pas se faire duper par des femmes qui attribuent la paternité à plusieurs hommes en échange d'argent.
Un homme de Yaoundé, Georges Ebanga, a exprimé son mécontentement quant à cette pratique : « Les femmes sont devenues trop ingénieuses. Pour une seule grossesse, certaines attribuent la paternité à plusieurs hommes dans le but de se faire de l'argent. Et moi j'ai donc décidé de tout vérifier parce que je suis prêt à poursuivre en justice pour abus de confiance et escroquerie, quiconque oserait me duper ».
Une autre victime de cette malhonnêteté a partagé son histoire dans un taxi : « J'ai vécu douze ans avec une enfant que je croyais mienne. Un jour, sa mère est allée la remettre à son vrai géniteur. Je vous jure, j'ai failli piquer une crise. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé d'effectuer un test de parenté sur tout enfant qu'on m'attribue ».
Le test de paternité est encore considéré comme une pratique occidentale, loin des valeurs ancestrales africaines qui préconisent que chaque enfant appartienne à toute sa communauté et non à ses seuls parents.



