
L’élimination prématurée du Sénégal lors de la Coupe du monde 2026 suscite une vague d’interrogations profondes sur la gestion de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Face à cette contre-performance amèrement ressentie par l’opinion publique, le député El Hadji Guèye propose une mission d’audit parlementaire. L’objectif est clair : faire la lumière sur les dysfonctionnements administratifs et organisationnels qui auraient pu contribuer à cet échec des Lions de la Teranga.
La sortie du Sénégal en huitièmes de finale du Mondial 2026 pourrait avoir des répercussions bien au-delà des terrains. Des informations fiables indiquent qu’une demande officielle pour une mission d’audit parlementaire ciblant la FSF a été déposée sur le bureau du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko.
À l’initiative de cette démarche se trouve le député El Hadji Guèye, qui préside la Commission Sport et Jeunesse. Pour lui, il est impératif d’apporter toute la clarté nécessaire sur les raisons profondes de cette performance décevante qui a engendré une immense frustration au sein de la population sénégalaise.
Mission d’audit parlementaire : vers une transparence accrue de la FSF
« Nous comptons initier une mission d’audit parlementaire pour nous interroger sur les causes de cette contre-performance », a-t-il déclaré, soulignant l’engagement de la représentation nationale.
Si le Bureau de l’Assemblée nationale donne son approbation, les travaux de cette mission pourraient entraîner l’audition de plusieurs acteurs clés : les responsables de la FSF, des cadres administratifs, des membres du staff technique, et toute personne dont le témoignage serait jugé pertinent pour l’enquête.
Selon les premières directives, l’enquête parlementaire ne s’attarderait pas sur les choix tactiques ou les aspects purement sportifs. Elle se concentrerait plutôt sur les dimensions administratives et organisationnelles : la gestion des ressources financières, la composition et le fonctionnement de la délégation, la gouvernance interne de la fédération, et l’identification d’éventuels dysfonctionnements ayant pu impacter la préparation ou le déroulement de la compétition mondiale.
Cette démarche intervient dans un climat déjà tendu autour de la FSF. Avant même le début du tournoi, plusieurs observateurs avaient exprimé des préoccupations concernant certaines pratiques liées à l’organisation de la délégation sénégalaise. Après l’élimination face à la Belgique, les polémiques se sont multipliées, notamment autour d’une altercation présumée impliquant Pape Guèye et des responsables fédéraux, ainsi que des critiques acerbes concernant la gestion interne de l’équipe des Lions.
Contexte post-élimination : une crise de confiance pour le football sénégalais
Alors que la Fédération avait rapidement pointé du doigt la responsabilité du sélectionneur Pape Thiaw, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer une analyse plus globale et approfondie des raisons de cet échec. Pour ces observateurs, les difficultés rencontrées par les Lions du Sénégal ne sauraient être imputées uniquement au staff technique, suggérant des problèmes structurels plus larges.



