L’art de capturer l’essentiel : une exposition photographique sur la crise humanitaire au Mali
Chaque image raconte une histoire, mais certaines pèsent plus lourd que d’autres. C’est cette conviction qui a guidé le photographe malien Tiécoura N’Daou lors de la création de son exposition intitulée « Mali : regards personnels sur la crise humanitaire ». Présentée récemment à Berlin, cette exposition a marqué les esprits en mettant en lumière les réalités souvent invisibilisées d’un pays en proie à une crise humanitaire profonde.
Au Mali, les chiffres sont alarmants : 6,4 millions de personnes dépendent aujourd’hui de l’aide humanitaire, tandis que plus de 400 000 individus, majoritairement des femmes et des enfants, ont été déplacés à l’intérieur du pays. Parallèlement, une crise alimentaire touche 1,5 million de personnes, dont 1,5 million d’enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition aiguë. Ces données, bien que glaçantes, ne reflètent qu’une partie de la réalité : celle d’êtres humains confrontés à des défis quotidiens.
Pour sensibiliser le public à cette situation critique, sept organisations humanitaires, dont Action contre la faim, ont collaboré avec Tiécoura N’Daou, dont l’objectif est de donner une voix aux sans-voix à travers son objectif. Artiste engagé et enseignant au Mali, il partage avec le monde entier les visages et les histoires de ceux qui subissent les conséquences de cette crise.
Innovation boulangère à Yaoundé : l’essor des farines locales
Quelques milliers de kilomètres plus loin, à Yaoundé, une initiative audacieuse vient redonner espoir aux artisans boulangers de la capitale camerounaise. Organisé par le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) en partenariat avec l’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (ACDIC), un concours a mis en avant l’utilisation des farines locales dans la fabrication du pain.
Ce rendez-vous, qui a vu concourir des artisans boulangers innovants, avait pour but de promouvoir une alimentation plus durable et accessible. L’odeur alléchante du pain chaud, souvent associée à des ingrédients importés, s’est ici teintée de fierté locale, prouvant que les ressources naturelles du Cameroun peuvent être une richesse culinaire et économique.
En encourageant cette tendance, les organisateurs espèrent non seulement améliorer la qualité des produits, mais aussi soutenir les petits producteurs et réduire la dépendance aux importations. Une initiative qui pourrait bien inspirer d’autres pays africains dans leur quête d’autonomie alimentaire.



