L’envahissement du terrain et les violences lors du dernier match de Ligue 1 entre le FC Nantes et Toulouse ont marqué les esprits. Roland Menu, président du club de supporters Allez Nantes Canaris, réagit avec émotion à ces débordements qui ont conduit à l’interruption définitive de la rencontre.
Les images des incidents sont choquantes : invasion de pelouse, projectiles lancés, fumigènes allumés, et une violence inacceptable. Ce dimanche 17 mai, le match s’est soldé par une décision radicale, mais les conséquences pour le club nantais pourraient être lourdes.
Roland Menu, supporter inconditionnel depuis plus de six décennies, n’hésite pas à qualifier les responsables de ces actes de « lâches ». Il partage pleinement l’indignation exprimée par le coach Vahid Halilhodžić et de nombreux supporters sur les réseaux sociaux.
Un comportement incompatible avec l’esprit sportif
Pour Roland Menu, ces violences n’ont rien à voir avec l’esprit du football. « Ce n’est pas du supporterisme, c’est de la lâcheté », déclare-t-il. Il rappelle que le rôle d’un vrai supporter est d’encourager son équipe, dans les bons comme dans les mauvais moments, et non de saboter un match.
Il exprime sa tristesse face à la réaction du coach, dont c’était le dernier match à la tête de l’équipe. « Il voulait simplement que le match reprenne, pour que les joueurs puissent terminer leur saison dignement », confie-t-il.
Les craintes des supporters : huis clos et sanctions
Les conséquences de ces débordements sont redoutées. La Ligue de football professionnel ne rendra sa décision que le 27 mai. Roland Menu craint des matchs à huis clos, voire des retraits de points. « Jouer à huis clos, ce serait comme une double peine pour les supporters », explique-t-il. Il évoque l’exemple de Saint-Étienne, qui avait écopé de sanctions sévères après un envahissement de terrain en 2020.
Faut-il dissoudre la Brigade Loire ?
La question de la dissolution de la Brigade Loire, un groupe de supporters connu pour son ambiance dans les tribunes, est également sur la table. Roland Menu tempère : « Ce n’est pas un club de supporters, mais un groupe de personnes. Leur rôle n’est pas de provoquer des incidents ».
Un engagement sans faille malgré les épreuves
Malgré ces événements, Roland Menu reste fidèle au FC Nantes. « Que le club joue en Ligue 1 ou en Ligue 2, nous continuerons à le soutenir », assure-t-il. Pour lui, l’essentiel est de préserver l’identité et la passion qui animent les supporters depuis des décennies.



