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Violence des adf en rdc : plus de 300 civils tués en 2026

L’est de la République démocratique du Congo en proie à une escalade meurtrière

Le Bureau des Nations Unies en RDC alerte sur une recrudescence alarmante des violences attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Depuis le début de l’année, plus de 300 civils ont perdu la vie lors d’attaques ciblées ou de raids aveugles.

Une attaque dévastatrice dans la nuit du 30 mai

Une des tragédies les plus récentes a frappé le village de Ngadi, situé à proximité de Beni, dans le Nord-Kivu. Dans la nuit du 30 au 31 mai, des hommes armés ont pris d’assaut les habitations, semant la mort parmi les civils. Selon les bilans officiels congolais, 15 civils et un soldat ont été tués lors de cette incursion brutale.

Quatre jours de terreur à Beni et ses environs

Entre le 28 et le 31 mai, les ADF ont multiplié les attaques dans la région de Beni, faisant plus de 40 victimes civiles. Ces exactions, marquées par leur brutalité et leur caractère imprévisible, ont plongé les populations locales dans un climat de peur et d’insécurité permanente.

Un conflit aux racines profondes

Les Forces démocratiques alliées, actives depuis le milieu des années 1990 dans l’est de la RDC, sont désormais considérées comme l’un des groupes armés les plus meurtriers du pays. Leur alliance en 2019 avec l’État islamique a renforcé leur capacité opérationnelle et leur propagande. Les ADF se présentent désormais comme la «province d’Afrique centrale» de l’organisation terroriste internationale, revendiquant certaines de leurs attaques les plus sanglantes.

Face à cette menace persistante, les autorités congolaises tentent de mobiliser une réponse sécuritaire renforcée. Cependant, la situation humanitaire continue de se dégrader, avec des milliers de déplacés et des villages entiers abandonnés par leurs habitants.