Au Mali, une force paramilitaire soutenue par la Russie affirme avoir neutralisé une tentative de coup d’État de grande envergure au cours du week-end. Cette opération, marquée par des offensives coordonnées contre des sites gouvernementaux et militaires, représente l’un des incidents sécuritaires les plus graves survenus au Sahel ces dernières années.
Des assauts simultanés sur des points névralgiques
Le groupe, identifié sous le nom d’Africa Corps, a rapporté que 10 000 à 12 000 combattants ont lancé des attaques synchronisées samedi dernier. Les assauts ont visé des lieux stratégiques à Bamako, le centre militaire de Kati, ainsi que plusieurs villes du nord du pays :
- Gao
- Kidal
- Sévaré
Selon le communiqué officiel, les assaillants ont tenté de prendre le contrôle d’infrastructures critiques, notamment le palais présidentiel, des casernes militaires et un dépôt de munitions majeur situé à Kati, véritable centre de commandement des forces armées maliennes.
Des accusations d’ingérence étrangère
L’Africa Corps impute cette offensive à une coalition de groupes armés, incluant le Front pour la Libération de l’Afrique et une branche d’Al-Qaïda active au Sahara. Les paramilitaires russes affirment également l’implication de « mercenaires ukrainiens » et dénoncent un soutien indirect des services de renseignement occidentaux, notamment de la France.
Bien que ces allégations n’aient pas été confirmées de source indépendante, la force russe déclare avoir repris la main sur l’ensemble des sites visés et avoir neutralisé plus de 1 000 combattants lors des affrontements. Les autorités de transition au Mali n’ont pas encore communiqué de bilan officiel détaillé.
Un nouveau paradigme sécuritaire au Mali
L’ampleur de cette attaque souligne la volatilité persistante de la région. Depuis le retrait des forces françaises et la fin de plusieurs missions internationales, le Mali a intensifié sa coopération avec Moscou. Ce basculement géopolitique voit les acteurs russes remplacer progressivement l’influence occidentale dans la lutte contre les insurrections djihadistes et séparatistes.
Cet événement illustre les défis colossaux auxquels fait face le gouvernement malien pour stabiliser le territoire face à une menace hybride et une compétition internationale acharnée au cœur de l’Afrique de l’Ouest.



