La collaboration entre le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié Ousmane Sonko, premier ministre jusqu’alors, s’est officiellement terminée ce vendredi 22 mai. Cette séparation marque l’effondrement d’une entente politique forgée il y a deux ans, lors de l’ascension du pouvoir.
Ce qui avait débuté comme un partenariat historique au sein du mouvement les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) s’est soldé par une rupture spectaculaire. Le slogan « Diomaye moy Sonko » (« Diomaye, c’est Sonko »), symbole d’une union indéfectible, n’a pas résisté aux épreuves du pouvoir.
Ousmane Sonko, initialement empêché de concourir à l’élection présidentielle de 2024 en raison d’une condamnation pour diffamation ayant entraîné la perte de ses droits civiques, avait choisi de soutenir la candidature de Bassirou Diomaye Faye. Une stratégie qui visait, selon les observateurs, à contrôler la gouvernance tout en occupant le poste clé de chef du gouvernement.
Une alliance de douze ans mise à mal par deux ans de pouvoir
Leur alliance, solidement ancrée depuis 2012, avait toujours affiché une cohésion sans faille. Pourtant, l’exercice du pouvoir a révélé des divergences profondes, transformant une collaboration exemplaire en un conflit ouvert. Les tensions se sont accumulées au fil des mois, jusqu’à rendre toute réconciliation impossible.
Cette rupture survient dans un contexte où le Sénégal traverse une période de profondes turbulences politiques. Les répercussions de cette séparation sur la stabilité du pays restent encore à évaluer, alors que les institutions tentent de faire face à cette nouvelle donne.
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