Politique

Sénégal : bocoum demande plus de clarté sur l’accord avec le FMI

Un nouvel accord avec le FMI sous le feu des critiques politiques

L’annonce de l’accord technique entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) relance les tensions autour de la gestion de la dette publique et des engagements souscrits. Thierno Bocoum, figure du mouvement Agir-Les Leaders, appelle à une communication transparente de la part des autorités sénégalaises concernant les conditionnalités imposées par l’institution financière internationale.

Thierno Bocoum exige la publication des documents clés

Dans une déclaration publique, Thierno Bocoum, président d’Agir-Les Leaders, insiste sur la nécessité de rendre publics le mémorandum de politiques économiques et financières. À défaut, il demande que ce texte soit soumis à l’Assemblée nationale afin d’ouvrir un débat démocratique sur les engagements contractés au nom de l’ensemble des citoyens sénégalais.

Des reproches adressés aux anciens responsables politiques

Thierno Bocoum ne se limite pas à critiquer l’exécutif actuel. Il met en cause Ousmane Sonko et Abdourahmane Sarr, qu’il considère comme des acteurs centraux dans la dégradation de la situation financière du pays. Selon lui, leurs actions et déclarations passées ont directement contribué aux difficultés rencontrées avec le FMI.

Ousmane Sonko au cœur des négociations controversées

Thierno Bocoum souligne que la période où Ousmane Sonko a dirigé la Primature, du 2 avril 2024 au 22 mai 2026, a été marquée par des décisions ayant fragilisé la position du Sénégal face au FMI. Il lui reproche notamment d’avoir été impliqué dans les discussions ayant conduit à la suspension du précédent programme d’ajustement structurel.

L’ancien député évoque également les annonces, en septembre 2024, concernant des anomalies présumées dans les données de la dette publique. Pour Thierno Bocoum, ces révélations ont précipité la suspension du programme du FMI et aggravé la crise économique du Sénégal.

Abdourahmane Sarr sous le feu des critiques

Thierno Bocoum s’attaque également à Abdourahmane Sarr, ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération. Il relève une contradiction dans ses prises de position : alors qu’il défendait autrefois la viabilité de la dette sénégalaise, il a récemment reconnu la nécessité d’un traitement spécial pour restaurer cette viabilité.

Pour Thierno Bocoum, cette évolution révèle une gestion opaque et incohérente, mettant en lumière les responsabilités partagées des dirigeants ayant participé à ce dossier.

Un contexte économique sous haute tension

Ces critiques interviennent alors que le Sénégal vient de finaliser un accord technique avec le FMI, ouvrant la voie à un nouveau programme économique et financier. Thierno Bocoum rappelle que les financements obtenus sur le marché régional à des taux élevés, comparés aux taux concessionnels, ont également pesé sur la dette publique.

Il conclut en exigeant que tous les acteurs impliqués assument leurs responsabilités pour restaurer la confiance et la stabilité économique du pays.