Actualités

Retrait du titre de la CAN 2025 au Sénégal : les dessous de la décision de la CAF

C’est un véritable séisme qui secoue le football africain et particulièrement le Sénégal. Alors que les Lions de la Téranga célébraient encore leur victoire acquise de haute lutte face au Maroc (1-0) lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, la Confédération africaine de football (CAF) a radicalement changé la donne. Par le biais de son Jury d’Appel, l’instance a prononcé le forfait de l’équipe sénégalaise, attribuant de fait le trophée aux Lions de l’Atlas.

Le fronton du Tribunal arbitral du sport

Une onde de choc médiatique et populaire

 La une du journal « L'Observateur », sur laquelle on peut lire « Dans les coulisses d'un scandale sans précédent », en référence à la décision de la CAF de retirer sa victoire à l'équipe sénégalaise pour finalement l'attribuer au Maroc, deux mois après la finale de la Coupe d'Afrique des nations 2025

La nouvelle a fait la une de la presse sénégalaise dès ce mercredi, déclenchant une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Les supporters, incrédules, peinent à comprendre comment une telle décision peut tomber soixante jours après le coup de sifflet final. Dans le cadre de l’actualité Bénin et de la sous-région, les débats font rage sur la légitimité de ce verdict tardif. Des consultants sportifs internationaux, à l’image de Samir Nasri, ont également ironisé sur ce délai inhabituel pour invalider un résultat acquis sur le terrain.

Les fondements juridiques de la sanction

Le milieu de terrain sénégalais Pape Gueye qui a inscrit l'unique but de la finale de la CAN 2025 au Maroc.

Le communiqué officiel de la CAF s’appuie sur les articles 82 et 84 de son règlement intérieur. Selon l’instance, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a enfreint les règles de conduite lors de la finale au Maroc. En conséquence, le match est homologué sur un score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF).

  • Article 82 : Il concerne le retrait d’une équipe, le refus de jouer ou l’abandon du terrain sans l’aval de l’arbitre.
  • Article 83 : Il traite du retard ou de l’absence de présentation sur la pelouse à l’heure du coup d’envoi.
  • Article 84 : Il stipule qu’une violation des articles précédents entraîne une défaite par forfait (3-0) et l’exclusion définitive de la compétition.

Fonctionnement des instances de la CAF

Sadio Mané (Sénégal) et Patrice Motsepe font des gestes lors de la finale de la Coupe d'Afrique des nations opposant le Maroc au Sénégal au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah, à Rabat, au Maroc, le 19 janvier 2026.

La CAF s’appuie sur deux piliers juridiques pour trancher les litiges. La Commission de discipline agit en première instance pour sanctionner les manquements éthiques ou comportementaux. En cas de contestation, le Jury d’Appel, composé de neuf membres et présidé par la Nigériane Roli Daibo Harriman, réexamine le dossier. Ce jury inclut des représentants de diverses nations telles que le Togo, la Tunisie, la Mauritanie ou encore la République Démocratique du Congo.

La riposte du Sénégal devant le TAS

 L'équipe du Sénégal en colère contre l'arbitre Jean-Jacques Ndala pour avoir accordé un penalty en fin de match après consultation du VAR lors de la finale de la Coupe d'Afrique des nations opposant le Sénégal au Maroc au stade Prince Moulay Abdellah, le 18 janvier 2026 à Rabat, au Maroc.

Face à ce qu’elle considère comme une injustice, la Fédération Sénégalaise de Football a décidé de porter l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne. Cette institution internationale indépendante est le dernier recours pour les litiges sportifs mondiaux.

La FSF a décidé de saisir le Tribunal Arbitral du Sport

Le Sénégal dispose d’un délai de dix jours pour soumettre son appel. Les décisions du TAS sont définitives et s’imposent à toutes les parties, y compris la FIFA et le CIO. Bien que certaines procédures d’urgence se règlent en 48 heures, la complexité de ce dossier pourrait nécessiter plusieurs mois d’instruction avant un verdict final qui pèsera lourd sur la souveraineté Bénin et des autres nations au sein des instances sportives africaines.