Politique

Réforme constitutionnelle : ousmane sonko impose sa volonté face à bassirou diomaye faye

L’Assemblée nationale a adopté les amendements portés par la majorité dirigée par le Premier ministre Ousmane Sonko, repoussant ceux du gouvernement lors d’un débat houleux sur la réforme constitutionnelle. Ce bras de fer révèle les tensions croissantes entre l’exécutif et le parlement dans un climat politique tendu.

La révision constitutionnelle examinée à l’Assemblée nationale a franchi un cap décisif, marqué par une confrontation directe entre l’exécutif et la majorité parlementaire dominée par Pastef. Au cœur du conflit : les amendements proposés par le gouvernement, portés par le ministre de la Justice Me Moussa Sarr, ont été rejetés en bloc par les députés, suivant la ligne politique impulsée par le Premier ministre Ousmane Sonko. Cette séquence confirme la détermination de l’exécutif politique à verrouiller sa propre réforme, quitte à écarter les propositions du président de la République Bassirou Diomaye Faye.

Réunis en commission technique pendant près de huit heures, députés et représentants du gouvernement ont examiné la proposition de loi portant révision de la Constitution. Rapidement, les débats ont pris la forme d’un duel institutionnel. D’un côté, le gouvernement représenté par le ministre de la Justice Me Moussa Sarr, porteur d’amendements, et de l’autre, la majorité parlementaire déterminée à imposer sa vision. Les discussions, bien que longues et techniques, n’ont pas abouti à un compromis. Les députés de la majorité, fidèles à la ligne du Premier ministre, ont balayé les propositions gouvernementales, affirmant leur volonté de mener la réforme selon leurs propres termes. Ce vote marque une étape importante dans le processus de révision constitutionnelle, mais aussi un signal fort des rapports de force au sein du pouvoir.