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RDC : la démocratie sans violence, une première historique

La République démocratique du Congo a longtemps connu des scénarios tragiques lors des contestations : gaz lacrymogènes, tirs à balles réelles, pillages. Mais l’opération « Ville morte » du 3 juin 2026 a brisé ce cycle. Au-delà des divisions partisanes, un fait majeur s’impose : la non-violence a prévalu, marquant une étape cruciale pour la démocratie congolaise.

Aucun mort, aucun blessé, aucune destruction. Ce calme n’est pas un hasard : il traduit une double évolution significative.

D’une part, le pouvoir a fait preuve de retenue : il a maintenu l’ordre sans réprimer les libertés. D’autre part, les Congolais ont refusé d’être des instruments au service des ambitions politiques, sachant concilier contestation et nécessités économiques.

Le plus remarquable a été la coexistence des libertés. Les opposants Martin Fayulu et Moïse Katumbi ont appelé au boycott sans entrave. Simultanément, le vice-premier ministre Jean-Pierre Lihau a rappelé l’obligation de service public. Résultat : une démocratie vivante, où chacun a pu choisir son camp.

Certains sont restés chez eux, d’autres ont travaillé. Symbole fort : l’hôtel Faden House, lié à l’opposition, a fonctionné normalement, montrant que Kinshasa a dépassé les logiques de représailles. Tous ont pu exprimer leurs choix, sans violence ni atteinte aux droits.

En démocratie, la victoire ne se juge pas au nombre de magasins fermés ou de pneus brûlés, mais à la capacité d’un système à gérer le désaccord sans chaos. En assurant sécurité, liberté de contestation et droit au travail, la RDC montre qu’elle n’est plus un terrain d’expérimentation dangereuse, mais une nation qui progresse par le dialogue.

Les paroles s’envolent, les faits demeurent. Cette fois, sans exagération mais avec fierté, proclamons : vive la démocratie !