Le dimanche 7 juin 2026, les autorités nigériennes ont marqué un pas supplémentaire dans la lutte contre les stupéfiants en procédant à l’incinération d’une vaste quantité de cocaïne, issue de diverses saisies réalisées sur le territoire national. La cérémonie s’est déroulée au Laboratoire Central de l’Élevage (LABOCEL), sous la supervision de la Commission Nationale de Coordination de Lutte contre la Drogue (CNCLD).

319,745 kg de cocaïne passés au feu
Au total, 280 briques de cocaïne, soit 319,745 kilogrammes, ont été anéanties. Ces quantités proviennent de deux saisies majeures : 47 briques interceptées à Gaya (région de Dosso) le 29 septembre 2025, et 233 briques saisies à Zinder le 19 mai 2026. Avant la destruction, la Direction de la Police Technique et Scientifique (DPTS) a analysé un échantillon. Les résultats ont confirmé qu’il s’agissait de cocaïne sous forme de chlorhydrate (HCL).

Une destruction en conformité avec les standards internationaux
Prenant la parole, le président de la CNCLD, Mai Moussa Elhadji Bashir, a indiqué que cette opération respecte les normes internationales de gestion des drogues saisies. Il a expliqué que la destruction rapide des substances confisquées est nécessaire pour limiter les dangers liés à leur entreposage, même si les enquêtes judiciaires peuvent durer plusieurs années.

Les autorités judiciaires et sécuritaires mobilisées
Le ministre de la Justice, Alio Daouda, a présidé la cérémonie et a suivi les différentes phases de la destruction, entouré de hauts responsables judiciaires et sécuritaires. Étaient également présents le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey, le directeur de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), le directeur général du LABOCEL et plusieurs représentants des forces de défense et de sécurité.
Avec cette destruction de plus de 300 kg de cocaïne, le Niger affiche sa fermeté dans la lutte contre les réseaux de trafic de drogue, un fléau grandissant pour la sécurité et la stabilité de la région sahélienne.



