Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô a présenté hier soir son gouvernement composé de 30 ministres. Pourtant, aucun membre influent du Pastef, le parti de l’ex-Premier ministre Ousmane Sonko, n’y figure. Seuls cinq représentants du mouvement ont été inclus dans cette nouvelle équipe, suscitant des interrogations sur les motivations de ce rejet.
Les désaccords qui divisent
Le Pastef, majoritaire à l’Assemblée nationale, justifie son absence par des « points de désaccord profonds » avec la composition proposée. Mais quels sont ces différends ? Et pourquoi certains de ses membres ont-ils accepté de rejoindre le gouvernement malgré tout ?
Parmi les points soulevés : des divergences sur la répartition des portefeuilles ministériels, des désaccords politiques sur les priorités nationales, ou encore des tensions autour de la gestion des réformes économiques.
Risques de sanctions pour les dissidents
La question se pose désormais : ces cinq ministres du Pastef intégrés au gouvernement encourent-ils des sanctions de la part de leur parti ? Une exclusion est-elle envisageable ? Le parti pourrait-il durcir sa position face à ce qu’il considère comme une trahison politique ?
Cette situation inédite met en lumière les fractures au sein de la majorité parlementaire et interroge sur la capacité du gouvernement à gouverner efficacement sans l’adhésion pleine et entière de son principal soutien politique.



