Politique

Ousmane Sonko prône une refonte majeure de l’Union Parlementaire Africaine

Lors de la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, a rencontré le président du Comité exécutif de l’institution, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge. Cet entretien, organisé ce jeudi 4 juin, a permis d’aborder les enjeux cruciaux liés au fonctionnement et aux missions de l’UPA.

Dans un contexte marqué par des défis politiques, économiques et sécuritaires profonds, l’Afrique cherche à renforcer la cohésion de ses institutions. Les échanges entre les deux responsables ont porté sur les pistes d’amélioration de l’efficacité de l’UPA, afin qu’elle devienne un acteur clé dans les décisions continentales.

Moderniser l’UPA pour une Afrique plus unie et influente

Ousmane Sonko a souligné l’urgence de réformer en profondeur l’Union Parlementaire Africaine. Parmi les propositions avancées, il a évoqué la nécessité de moderniser ses structures pour renforcer son influence dans les choix politiques majeurs du continent. L’objectif ? Donner à l’UPA les moyens de jouer un rôle central dans la définition des orientations communes.

Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise a également insisté sur l’importance d’une meilleure articulation entre les recommandations de l’UPA et les décisions de l’Union africaine. Une coordination renforcée entre ces deux instances permettrait, selon lui, d’harmoniser les politiques africaines et d’amplifier l’impact des initiatives en faveur du développement.

Vers une gouvernance parlementaire plus efficace

Cette audience s’inscrit dans une dynamique plus large de réflexion sur la renforcement des mécanismes de coopération parlementaire africaine. Les dirigeants du continent œuvrent pour une gouvernance continentale plus performante, capable de répondre aux attentes des populations africaines et de consolider la souveraineté des États.

Les discussions ont également mis en lumière les défis persistants qui pèsent sur l’Afrique, notamment en matière de stabilité politique et de croissance économique. Une UPA modernisée pourrait ainsi devenir un levier essentiel pour surmonter ces obstacles et promouvoir une intégration régionale plus solide.