Une déclaration inédite sur les tensions au sommet de l’État
Ousmane Sonko, figure majeure de la vie politique sénégalaise et président du parti PASTEF-Les Patriotes, a livré une version détaillée des circonstances ayant conduit à sa révocation de la Primature. Lors d’une allocution publique, il a partagé les échanges tendus qu’il affirme avoir eus avec le président Bassirou Diomaye Faye avant son éviction.
Un tournant après une intervention parlementaire
Le 25 mai, une date charnière selon son récit, Ousmane Sonko relate avoir été convoqué à la Présidence juste après son passage remarqué à l’Assemblée nationale. Il décrit une entrevue où le chef de l’État lui aurait signifié la difficulté à poursuivre leur collaboration, évoquant les déclarations qu’il avait formulées à l’hémicycle comme source de frictions.
Des discussions sous tension
Selon lui, cette rencontre s’est déroulée dans un climat habituel, avant que ne soit abordée, sans détour, la fin de leur partenariat gouvernemental. L’ancien Premier ministre insiste sur le fait que cette décision n’a pas été prise à la légère, mais serait le résultat d’un dialogue tendu entre les deux hommes.
Une rupture envisagée bien avant
Ousmane Sonko révèle avoir évoqué à plusieurs reprises, depuis les élections législatives, la possibilité de quitter ses fonctions. Il affirme avoir proposé au président deux scénarios : soit un retour à son siège de député pour permettre la nomination d’un nouveau chef de gouvernement, soit la recherche d’un compromis politique.
Un rejet des propositions
Il précise que Bassirou Diomaye Faye avait jusqu’alors refusé ces pistes, maintenant ainsi leur alliance au sommet de l’État malgré les désaccords grandissants.
Des alertes ignorées ?
Le leader de PASTEF affirme avoir perçu, depuis plusieurs semaines, des signes avant-coureurs d’une crise entre les deux institutions. Il déclare avoir alerté le président lors de plusieurs entretiens, sans pour autant obtenir de clarification sur les modalités de leur séparation lors de leur dernier échange.
Un départ loin du consensus
Ousmane Sonko rejette catégoriquement la version d’un départ consenti. Il souligne avoir refusé de valider une communication officielle présentant sa révocation comme une décision partagée, insistant sur le caractère unilatéral de l’acte.
L’annonce brutale de sa destitution
Selon son témoignage, le président lui aurait indiqué reprendre les discussions après une audience prévue auprès de l’archevêque de Dakar pour la Pentecôte. Pourtant, dans la soirée même, Ousmane Sonko affirme avoir reçu un message l’informant de sa révocation immédiate.
Une confirmation rapide
Quelques minutes plus tard, l’annonce officielle de son départ, signée par le Secrétaire général de la Présidence, était rendue publique, mettant un terme brutal à son mandat à la tête du gouvernement.
Un nouveau chapitre politique s’ouvre
Avec son retour imminent à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko entame une nouvelle phase de son parcours politique. Cette transition marque aussi un tournant dans ses relations avec Bassirou Diomaye Faye, dont l’alliance avait pourtant symbolisé l’alternance au Sénégal. Ses déclarations offrent un éclairage brut sur les tensions internes au pouvoir, alors que les observateurs scrutent avec attention l’évolution des rapports de force au sein de l’Exécutif.



