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Mali : la réorganisation des forces russes face aux nouvelles menaces

Des rebelles touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) se rassemblent à un rond-point de la ville de Kidal, dans le nord-est du Mali, le 26 avril 2026.

L’Africa Corps a officiellement confirmé via Telegram son retrait de la ville de Kati, une opération menée conjointement avec l’armée malienne. Cette cité-garnison, située à une vingtaine de kilomètres de la capitale Bamako, n’est pas anodine : elle abrite le plus important camp militaire du Mali et constitue le centre du pouvoir pour la junte d’Assimi Goïta depuis sa prise de fonction en 2021.

Cette unité paramilitaire, l’Africa Corps, a été mise sur pied par le ministère de la Défense de la Russie pour réaliser des missions sur le continent africain. Selon le quotidien Vedomosti, cette structure a été fondée en 2023 pour prendre la place des sociétés militaires privées qui y opéraient. La référence implicite vise le Groupe Wagner, qui agissait comme un prolongement non officiel de la politique du Kremlin.

La société de mercenaires Wagner était engagée aux côtés du pouvoir militaire malien pour sécuriser le pays et combattre le terrorisme, notamment après le départ des forces françaises. C’est à la suite du décès de son fondateur, Evgueni Prigojine, en août 2023, que l’Africa Corps a pris la relève des activités de Wagner au Mali.

Une stratégie inspirée de la Syrie ?

Le journal Vedomosti a commencé à couvrir ces offensives en se basant sur