Le Mali enregistre une légère régression dans le dernier rapport de Transparency International concernant l’indice de perception de la corruption. Pour l’année 2025, la nation malienne passe du 135ᵉ au 136ᵉ rang à l’échelle mondiale. Ce résultat place le pays derrière ses partenaires de la confédération de l’AES, notamment le Niger et le Burkina Faso.
Un score de 28/100 qui interroge
Malgré les initiatives prises par les autorités pour assainir la gestion publique, l’évaluation de 182 États montre que le Mali peine à progresser, avec une note de 28/100. Ce recul d’une place met en lumière les défis persistants auxquels le pays est confronté en matière d’intégrité et de contrôle administratif, contrastant avec les efforts officiellement annoncés.
Des failles dans la redevabilité et la gestion publique
Ibrahim Harouna Touré, qui coordonne l’Observatoire des droits humains et de la paix à Gao, souligne que ce classement reflète des lacunes majeures dans la gouvernance actuelle. Selon lui, l’absence de débats contradictoires sur les grands chantiers étatiques et le manque de clarté dans l’attribution des marchés publics sont des facteurs aggravants.
L’expert déplore également un déficit de redevabilité de la part des dirigeants des institutions nationales. « On a le sentiment d’une gestion sans garde-fous, où chaque organisme dispose des deniers publics sans véritable obligation de rendre des comptes aux citoyens », précise-t-il. Pour cet acteur de la société civile, c’est ce manque de transparence qui explique en grande partie pourquoi la corruption au Mali demeure une problématique structurelle.



