Ce mardi à Rabat, le président du Ministère public, Hicham Balaoui, a inauguré le siège permanent de l’Association des procureurs africains. Il était accompagné de Renson Ingonga, président kenyan de cette association, tandis que Balaoui en assure le secrétariat général.
Lors de cette cérémonie, les deux dirigeants ont signé une convention officialisant le transfert définitif du siège de l’Association, qui quitte la République du Mozambique pour s’installer au Royaume du Maroc.
Les participants ont unanimement salué le rôle éminent du Maroc sur le continent africain, sous l’impulsion du roi Mohammed VI, et la confiance accordée à ses institutions judiciaires par les instances professionnelles et judiciaires africaines.
Étaient présents Mohamed Abdennabaoui, président délégué du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, Abdelatif Amrani, trésorier général du Royaume, ainsi que plusieurs responsables judiciaires.
Cette installation s’inscrit dans l’engagement constant du Maroc pour renforcer la coopération judiciaire en Afrique et consolider les mécanismes de coordination entre les parquets des pays africains.
À Rabat, les membres du Comité exécutif ont adopté l’agenda de travail de l’Association, examiné des propositions de modification des statuts et discuté des cotisations annuelles.
Dans son discours d’ouverture, Hicham Balaoui a souligné l’importance de renforcer la coopération entre les services de police et les parquets africains, ainsi que l’échange d’expériences et de bonnes pratiques pour lutter contre la criminalité organisée transnationale, la corruption, la traite des êtres humains et la cybercriminalité.
En conclusion, les participants ont salué le rôle prépondérant de l’Association des procureurs africains dans le renforcement des liens professionnels. Ils ont insisté sur l’importance de cette structure comme cadre de dialogue, de coordination et d’action commune face aux défis de la justice pénale sur le continent.
Avec l’installation de ce siège permanent à Rabat, le Maroc consolide sa place dans la coopération judiciaire continentale et donne une nouvelle dimension institutionnelle aux échanges entre parquets africains, alors que les formes transnationales de criminalité se développent.



