Une visite diplomatique sous le signe de la lutte antiterroriste au Sahel
Alors que les tensions politiques persistent entre Dakar et Bamako, les deux dirigeants unissent leurs efforts pour renforcer la coopération sécuritaire régionale. Une démarche prioritaire face à l’intensification des menaces djihadistes au Sahel.
Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, en sa double casquette de chef d’État et de président en exercice de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), se rend ce mardi à Bamako pour un entretien crucial avec son homologue malien, Assimi Goïta. Après sa première visite officielle au Mali en 2024, cette nouvelle étape s’inscrit dans un contexte où la sécurité collective devient une urgence absolue.
Un rapprochement nécessaire malgré les désaccords politiques
Depuis son élection en 2024, Bassirou Diomaye Faye avait choisi le Mali comme destination pour son premier déplacement diplomatique en Afrique de l’Ouest. Deux ans plus tard, son retour à Bamako revêt une dimension stratégique, alors que le pays est confronté à une recrudescence des attaques terroristes. Si les relations entre les deux nations restent marquées par des divergences sur la scène politique, la menace commune impose une collaboration renforcée.
Assimi Goïta, à la tête de la transition malienne depuis plusieurs années, incarne cette volonté de stabilisation. Son entretien avec le président sénégalais s’annonçait comme un moment clé pour consolider une alliance face à l’extension des groupes armés dans la région.
Le terrorisme au Sahel : une priorité régionale
L’Afrique de l’Ouest, et plus particulièrement le Sahel, est aujourd’hui l’épicentre d’une insécurité grandissante. Les attaques répétées perpétrées par des groupes affiliés à Al-Qaïda ou à l’État islamique ont poussé les États à reconsidérer leurs stratégies de défense. Dans ce contexte, la CEDEAO joue un rôle central dans la coordination des actions militaires et politiques.
La visite de Bassirou Diomaye Faye à Bamako s’inscrit donc dans cette dynamique de solidarité. Les échanges porteront notamment sur le partage de renseignements, la formation des forces locales et la mise en place de dispositifs communs pour contrer la progression des groupes armés.
Vers une alliance militaire et diplomatique renforcée
Les discussions entre les deux chefs d’État devraient déboucher sur des accords concrets pour intensifier la lutte antiterroriste. Parmi les pistes envisagées :
- Un renforcement des patrouilles transfrontalières pour sécuriser les zones à risque.
- Une mutualisation des ressources logistiques et humaines entre les armées sénégalaise et malienne.
- Des initiatives diplomatiques pour mobiliser la communauté internationale en faveur d’une aide accrue.
Cette rencontre souligne l’importance d’une approche régionale pour endiguer la propagation du terrorisme. Alors que le Sahel reste une zone sous haute tension, l’unité des pays africains apparaît comme la seule réponse viable face à cette menace persistante.



