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Lanceur d’alerte centrafricain privé d’asile en France malgré son soutien du président

Un journaliste centrafricain privé d’asile en France après avoir dénoncé Wagner

  • Le journaliste centrafricain continue de se cacher en France avec ses proches dans l’attente d’une décision sur son recours.

l’essentiel Le journaliste centrafricain Ephrem Yalike-Ngonzo, menacé pour avoir révélé les agissements du groupe Wagner en Centrafrique, voit sa demande d’asile rejetée par la France. Pourtant, il avait obtenu un laissez-passer grâce à l’intervention d’Emmanuel Macron.

Ephrem Yalike-Ngonzo, journaliste centrafricain, a découvert les rouages de la désinformation russe orchestrée par le groupe Wagner. Ses révélations ont conduit à des sanctions contre des responsables russes en Centrafrique. En 2024, il avait fui son pays après avoir été approché pour collaborer avec l’armée centrafricaine et ses alliés russes, recevant entre 15 et 30 euros par article publié en leur faveur.

Menacé de mort par Wagner, il a trouvé refuge en France après avoir obtenu un laissez-passer exceptionnel. Pourtant, ce 10 juillet, sa demande d’asile a été refusée, un refus qualifié de « signal extrêmement négatif » par son avocat. Ce dernier dénonce une décision incohérente, alors que des journalistes luttant contre la propagande russe devraient être protégés.

Une situation précaire malgré le soutien présidentiel

Ephrem Yalike-Ngonzo avait bénéficié d’un appui direct d’Emmanuel Macron pour accéder au territoire français. Depuis, il vit caché avec sa famille, tandis que ses proches en Centrafrique subissent des pressions régulières pour révéler sa localisation. Un recours a été déposé devant la Cour nationale du droit d’asile, avec une décision attendue dans un an.

Les révélations du journaliste ont permis de mettre en lumière les méthodes d’influence russe en Afrique, notamment via Wagner. Ses actions ont contribué à l’adoption de sanctions européennes contre Mikhaïl Prudnikov, figure clé de la propagande russe en Centrafrique.