L’investissement colossal de Bamako pour le soutien d’Africa Corps
Au cœur de Bamako, une modeste chapelle orthodoxe, protégée par des remparts de sacs de sable, témoigne de la nouvelle donne sécuritaire. Ce petit édifice de tôle et de tuiles, érigé par les hommes d’Africa Corps, symbolise l’enracinement des forces russes sur le sol malien. Depuis sept mois, cette organisation a officiellement pris le relais du groupe Wagner, marquant une étape clé dans la politique de défense de la junte.

Un gouffre financier pour des résultats sécuritaires discutés
Cette alliance militaire avec la Russie pèse lourdement sur les finances publiques du Mali. Selon les données d’une enquête récente, la facture globale s’élèverait à près d’un milliard de dollars pour les autorités de transition. Malgré ce coût exorbitant, l’efficacité de ce dispositif pour contenir la menace jihadiste reste sujette à caution, avec des résultats jugés encore limités sur le terrain.
Le choix stratégique opéré par Assimi Goïta et Sadio Camara de s’appuyer sur Africa Corps soulève des interrogations majeures sur la souveraineté du pays et la gestion de ses ressources. Dans un contexte où le journalisme indépendant est essentiel pour éclairer l’opinion, l’analyse de ce partenariat avec Vladimir Poutine révèle l’ampleur des sacrifices économiques consentis par Bamako pour maintenir cette présence paramilitaire.



