Un tournant décisif pour les infrastructures routières du Togo
Naka Gnassingbé de Souza a marqué l’histoire en devenant la première directrice générale de la SONAFIR (Société nationale de financement routier), lors d’une cérémonie officielle à Lomé. Cette nomination, effective dès le mois d’octobre 2026, symbolise une rupture avec les anciennes méthodes de financement des routes au Togo. Avec cette transition, l’État togolais franchit une étape majeure vers une gestion plus dynamique et inclusive des ressources dédiées aux infrastructures routières.
Cette prise de fonction s’inscrit dans un contexte de refonte stratégique du dispositif national de financement des routes, une réforme attendue depuis l’évolution législative de 2012. La SONAFIR, née officiellement le 26 juin 2026, remplace désormais la SAFER (Société autonome de financement de l’entretien routier), élargissant ainsi son champ d’action au-delà des simples missions d’entretien.
La SONAFIR : un nouveau souffle pour les routes du Togo
Contrairement à la SAFER, centrée uniquement sur l’entretien routier, la SONAFIR a pour ambition de transformer radicalement le financement des infrastructures au Togo. Son objectif ? Mobiliser des ressources variées et durables pour soutenir des projets ambitieux : construction, réhabilitation et modernisation du réseau routier national. Cette nouvelle structure vise également à anticiper les besoins futurs du pays, en alignant les infrastructures sur les enjeux de mobilité et de développement économique.
Avec cette réforme, les autorités togolaises cherchent à optimiser la gestion des fonds publics et à attirer des investissements privés pour accélérer la concrétisation des grands chantiers routiers. Une vision qui place la SONAFIR au cœur d’une dynamique de croissance durable, essentielle pour le progrès du pays.
Un parcours professionnel au service de l’innovation
Avant de diriger la SONAFIR, Naka Gnassingbé de Souza occupait un poste clé à la tête de l’ANPGF (Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME). Son expérience dans la gestion des financements innovants et sa connaissance des mécanismes économiques font d’elle la profile idéale pour piloter cette transition.
Sa nomination à la direction de la SONAFIR marque ainsi une continuité logique dans sa carrière, tout en ouvrant une nouvelle ère pour le financement des infrastructures. Sous son leadership, la société devra relever un double défi : renforcer les capacités de financement du secteur routier et répondre aux exigences croissantes en matière de mobilité et de connectivité.
Des attentes élevées pour une gestion plus efficace
La création de la SONAFIR s’accompagne de grandes attentes. Les responsables togolais misent sur cette réforme pour débloquer de nouvelles sources de financement et améliorer la transparence dans l’allocation des ressources. L’enjeu est de taille : assurer un réseau routier performant, capable de soutenir le développement économique et social du pays.
Avec cette nouvelle structure, le Togo franchit une étape clé vers une gestion optimisée de ses infrastructures, tout en posant les bases d’une mobilité durable et inclusive. Le succès de cette initiative dépendra de la capacité de la SONAFIR à innover et à mobiliser l’ensemble des acteurs économiques.



