La décision du Conseil constitutionnel au Sénégal redéfinit la position d’Ousmane Sonko

Le leader politique Ousmane Sonko a récemment adopté une posture inattendue face au Conseil constitutionnel du Sénégal. Après avoir prôné le respect des décisions institutionnelles, il a retourné sa veste lors d’un rassemblement à Touba, livrant une critique acerbe contre les Sages.
Quelques jours seulement après avoir incité au calme et au respect des institutions, Ousmane Sonko a opéré un virage à 180 degrés. Cette volte-face fait suite à l’annulation par le Conseil constitutionnel d’un texte législatif approuvé par l’Assemblée nationale, texte qui visait à élargir les pouvoirs du Parlement au détriment de ceux du président de la République. À l’époque, le responsable de Pastef avait pourtant défendu la légitimité de cette décision.
« En démocratie, tant que chaque institution exerce ses prérogatives dans le cadre prévu, il n’y a aucune raison de craindre une crise », avait-il alors affirmé. Pourtant, lors de l’inauguration du siège du mouvement à Touba, son discours a pris une tout autre tournure. Face à une foule en liesse, il a violemment attaqué la décision rendue par les sept membres du Conseil constitutionnel.
« Il est inacceptable que les députés soient contraints de voter des lois uniquement pour satisfaire le président. Cette situation est alarmante pour notre pays », a-t-il dénoncé avec véhémence. Ousmane Sonko a également pointé du doigt la fréquence des saisines du Conseil constitutionnel par le chef de l’État, évoquant un usage répété de cette instance.



