Alors que les sanctions contre Moscou s’intensifient, l’Union européenne active une stratégie discrète mais déterminée pour traquer les États qui, volontairement ou non, servent de relais à la flotte fantôme russe. Cette armada maritime, composée de navires vieillissants et de pavillons de complaisance, permet à la Russie de contourner l’embargo sur le pétrole et de maintenir ses revenus malgré les restrictions internationales.
L’Afrique, maillon faible ou allié objectif des sanctions ?
Parmi les premières nations à réagir, le Cameroun a récemment adopté des mesures radicales pour mettre un terme à l’exploitation frauduleuse de son pavillon national. Une décision saluée par Bruxelles, mais qui soulève une question : ces initiatives reflètent-elles une réelle volonté de coopération ou simplement la crainte de sanctions en cas de non-respect des règles ?
Des États sous pression, des révélations en coulisses
Si l’Union européenne assume publiquement le leadership de cette chasse aux complices, la réalité est plus nuancée. En coulisses, plusieurs États européens et africains mènent des enquêtes parallèles, partageant leurs découvertes avec Bruxelles. Ces collaborations discrètes permettent de remonter jusqu’aux réseaux logistiques qui soutiennent indirectement la machine de guerre russe.
Leur objectif ? Identifier les ports, les intermédiaires et les sociétés écrans qui facilitent le transit du pétrole russe, malgré les interdictions. Une traque qui pourrait, à terme, fragiliser les ressources financières de Moscou et affaiblir sa capacité à prolonger le conflit en Ukraine.



