Les ménages et les entreprises de N’Djamena font face à une situation de plus en plus préoccupante : le coût des matériaux de construction explose, rendant les projets immobiliers de plus en plus inaccessibles. Les rayons des quincailleries affichent des étiquettes en forte hausse, impactant directement le pouvoir d’achat des acteurs du secteur.
des hausses record sur les principaux matériaux
Plusieurs références essentielles voient leurs tarifs s’envoler. Le lambour, autrefois accessible à 3 000 FCFA, oscille désormais entre 4 500 et 5 000 FCFA. Le chevron, indispensable pour les charpentes, a grimpé de 6 000 à 9 000 FCFA. Quant à la planche blanche, son prix a bondi de 9 000 à 14 000 FCFA. Même le sac de ciment Dangote, pilier des chantiers, atteint désormais 11 000 FCFA.
des taxes douanières pointées du doigt
Les professionnels du secteur pointent sans hésiter la hausse des taxes douanières sur les importations comme principale responsable de cette flambée. « Les nouveaux tarifs ont plus que doublé, ce qui a mécaniquement fait exploser nos coûts d’approvisionnement », confie Mahamat, gérant d’une enseigne locale. Les marges des revendeurs se réduisent, tandis que les clients subissent de plein fouet ces augmentations brutales.
Cette situation met en lumière les défis économiques actuels à N’Djamena, où l’accès au logement devient un luxe pour une grande partie de la population. Les acteurs du BTP appellent à des mesures urgentes pour stabiliser les prix et soutenir le secteur de la construction.



