Actualités

Gabon : le HCI active ses leviers pour booster l’investissement privé

Un nouveau souffle pour l’économie gabonaise

Le Gabon engage une dynamique ambitieuse pour renforcer son développement économique. Face aux défis persistants dans plusieurs secteurs stratégiques, les autorités et le secteur privé ont choisi de relancer le dialogue, essentiel pour relancer la machine productive.

Le HCI, acteur central de cette transformation

Le Haut Conseil de l’Investissement (HCI), coanimé par les pouvoirs publics et la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG), a officiellement lancé ses activités lors d’une séance inaugurale au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Son objectif ? Repenser l’environnement des affaires, attirer davantage de capitaux nationaux et internationaux, et lever les freins structurels qui entravent l’investissement privé.

Un partenariat stratégique pour des résultats tangibles

Lors de cette première réunion, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a insisté sur l’urgence d’un pacte de confiance entre l’État et les entreprises. « La réussite de notre transformation économique repose sur une collaboration renouvelée, transparente et efficace entre les acteurs publics et privés. Le Gabon entre désormais dans une nouvelle ère : celle des actes concrets, où les promesses doivent se concrétiser en bénéfices visibles pour nos entreprises et nos concitoyens. »

De son côté, le ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, a souligné les obstacles majeurs qui pèsent sur les entreprises locales, notamment les PME. Parmi eux : la pression fiscale excessive, les lourdeurs administratives, l’insécurité juridique, les retards de paiement, les difficultés d’accès aux marchés publics, ainsi que des infrastructures de transport, énergétiques et numériques insuffisantes. « Nous devons faciliter l’accès des entreprises nationales aux commandes publiques et créer les conditions d’une croissance durable. »

Des avancées déjà visibles

Le secrétaire permanent du HCI, Ghislain Moandza Mboma, a mis en avant les progrès réalisés depuis sa création : mise en place d’un guichet unique pour l’investissement, création d’un tribunal de commerce, d’un tribunal du travail, et d’un guichet unique pour les permis de construire. Ces mesures visent à simplifier les démarches et à renforcer l’attractivité du pays.

Des perspectives économiques encourageantes

Les projections gouvernementales sont optimistes : une croissance de 4 % en 2026 et de 5 % sur les trois prochaines années est attendue. Thierry Minko a qualifié ces prévisions de « prometteuses », soulignant que les efforts engagés commencent à porter leurs fruits.

Huit groupes de travail pour accélérer la dynamique

Pour concrétiser ces ambitions, huit groupes de travail paritaires ont été constitués. Chaque groupe se concentre sur un enjeu clé : fiscalité, administrative, juridique, infrastructures, etc. Leur mission ? Proposer des solutions concrètes et les soumettre au Comité de pilotage d’ici le 15 juin, afin de lancer des réformes rapides et efficaces.