Un nouveau délai judiciaire à Pretoria
Le tribunal régional de Pretoria a repoussé au 18 juin 2026 sa décision sur la libération sous caution de Kemi Seba, détenu depuis avril pour séjour irrégulier. L’activiste panafricaniste, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, reste incarcéré en attendant l’examen de son dossier. Parallèlement, une audience d’extradition vers le Bénin est fixée au 14 juillet 2026.
Des flux financiers suspects en cryptomonnaie
L’enquête approfondie menée par les services sud-africains a mis au jour des transactions en cryptomonnaies provenant d’entités russes. Ces fonds auraient servi à financer la logistique de l’activiste lors de sa tentative de fuite clandestine. Lors de son arrestation dans un centre commercial de Pretoria, Kemi Seba était accompagné de son fils et d’un passeur local, qui aurait reçu 250 000 rands (environ 13 000 euros) pour organiser une traversée illégale du fleuve Limpopo vers le Zimbabwe, d’où il comptait rejoindre l’Europe. Ces révélations contredisent son discours souverainiste et suggèrent un financement occulte par des puissances étrangères.
L’extradition vers le Bénin en ligne de mire
Le 14 juillet 2026, la justice sud-africaine examinera la demande d’extradition du Bénin. Kemi Seba est visé par un mandat d’arrêt international pour apologie de crime contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion, en lien avec un soutien à une tentative de coup d’État avortée en décembre dernier à Cotonou. Par ailleurs, la validité de son passeport diplomatique nigérien est contestée par le parquet de Pretoria.
Des contradictions qui fragilisent sa défense
Cette incarcération marque un tournant pour l’activiste, longtemps habitué à agir sous couvert de liberté d’expression. Les preuves matérielles – visa expiré, tentative de fuite, passeur rémunéré, transactions russes cryptées – le placent hors du cadre de la contestation politique légitime. La suite déterminera si son discours souverainiste résiste à la réalité de ses actes clandestins.



