Renforcement de la coopération policière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger : une réponse collective aux défis sécuritaires
Les hauts responsables des forces de l’ordre du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont retrouvés à Ouagadougou pour une rencontre stratégique. Leur objectif ? Consolider la coopération sécuritaire au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) face aux menaces croissantes qui pèsent sur la région.
Une rencontre dédiée à l’harmonisation des pratiques policières
Cette assemblée, qui rassemble également des experts techniques, a pour mission principale d’aligner les méthodes et outils opérationnels des trois pays. Parmi les priorités affichées : améliorer l’interconnexion des bases de données policières, renforcer les capacités d’intervention des forces de sécurité et optimiser les enquêtes judiciaires. L’accent est également mis sur l’utilisation des nouvelles technologies pour tracer, analyser et neutraliser les menaces.
Une vision commune pour la libre circulation et la sécurité intérieure
Les échanges ont également porté sur la fluidité des déplacements au sein de l’espace confédéral. Les dirigeants policiers ambitionnent de simplifier les formalités aux frontières, de partager davantage d’informations entre services et de lutter contre les barrières administratives illégales ainsi que les extorsions sur les grands axes routiers. Une volonté claire de renforcer la confiance des citoyens dans la sécurité transfrontalière.
Les déclarations clés des responsables
Lors de l’ouverture des débats, l’inspecteur général Thierry Dofizouho Tuina, directeur général de la Police nationale du Burkina Faso, a insisté sur le rôle central des forces de l’ordre dans la construction de l’AES. Il a souligné que cette réunion s’inscrivait dans la continuité des engagements pris lors de la première rencontre des chefs de police à Bamako en janvier 2025, ainsi que des orientations définies lors de la dernière réunion des ministres de la Sécurité le 1er juillet de la même année.
De son côté, le contrôleur général Youssouf Koné, directeur général de la Police nationale du Mali, a mis en avant l’importance de mutualiser les ressources pour répondre aux attentes des populations et accompagner le développement de la Confédération. Pour sa part, le commissaire général Assahaba Ebankawal, homologue nigérien, a rappelé que cette synergie devait permettre de contrer efficacement la montée des violences terroristes, la criminalité transnationale et les risques sécuritaires persistants.
Vers une feuille de route opérationnelle
Les discussions ont abouti à l’élaboration de pistes concrètes pour renforcer la collaboration policière au sein de l’AES. Les recommandations issues de ces échanges devraient servir de base à une stratégie régionale plus robuste, adaptée aux réalités du terrain et aux besoins urgents des États membres.



