Ce mercredi 24 juin 2026, les députés de la 10e législature, réunis en séance plénière au Palais des Gouverneurs, ont adopté une proposition de loi modifiant la loi n°2009-22 du 3 janvier 2014 relative au Médiateur de la République.
Cette réforme supprime la nomination distincte au poste de Médiateur de la République. Désormais, les fonctions de cette institution de conciliation sont automatiquement confiées au premier vice-président du Conseil économique et social (CES).
Compte tenu de l’actuelle configuration du CES, cette responsabilité revient à Razacki Amouda Issifou, qui cumulera ses prérogatives de premier vice-président avec ses nouvelles missions de Médiateur de la République.
Razacki Amouda Issifou est un juriste chevronné, fort d’une expérience dense au sommet de l’État béninois. Il a successivement occupé les postes de vice-président puis de président de la Cour constitutionnelle. Son parcours l’a également conduit à l’Assemblée nationale, où il a présidé la prestigieuse Commission des lois.
Ancien secrétaire général de la toute première Commission électorale nationale autonome (CENA) en 1996, il a aussi exercé les fonctions de maire entre 2010 et 2015, après avoir occupé plusieurs postes de direction stratégiques au sein du ministère de la Justice. Sa fine connaissance des rouages administratifs et constitutionnels est un atout majeur pour mener à bien cette nouvelle version du Médiateur de la République.
Cette rationalisation vise à renforcer l’efficacité des institutions et à assurer une médiation apaisée au service des citoyens.



