Assemblée nationale : onze textes majeurs à l’ordre du jour

La première session législative exceptionnelle de 2026 s’ouvre lundi prochain à 10 heures à l’Assemblée nationale du Sénégal. Les députés devront examiner onze textes, dont des réformes institutionnelles et des demandes de commissions d’enquête.
Les travaux parlementaires reprennent en force au Palais Bourbon dakarois. Lors de sa réunion de ce mercredi, le Bureau de l’Assemblée nationale a arrêté le programme chargé de la session extraordinaire qui s’ouvrira lundi à 10 heures. Onze textes sont inscrits à l’ordre du jour, comprenant deux propositions de loi, trois projets de loi et six demandes de création de commissions d’enquête parlementaires. Une session qui s’annonce déterminante pour l’avenir institutionnel et politique du pays.
Parmi les dossiers les plus sensibles figure la proposition de loi visant à modifier l’article 37 de la Constitution, relatif à la déclaration de patrimoine du président de la République. Les parlementaires examineront également une proposition de loi pour encadrer les crédits spéciaux et les fonds secrets, une mesure au cœur des débats sur la transparence financière publique. Ces deux textes, déjà jugés recevables par le Bureau en juillet dernier, devraient relancer les discussions sur la gouvernance et le contrôle des institutions.
Cette session législative exceptionnelle marque un tournant dans l’activité parlementaire sénégalaise. Entre réformes institutionnelles et renforcement des mécanismes de contrôle, les députés auront la responsabilité de façonner les contours de la gouvernance pour les années à venir. Les travaux s’annoncent intenses, avec des enjeux majeurs pour la transparence de l’action publique et la modernisation des institutions.
Les débats s’annoncent particulièrement animés, notamment sur les questions de gouvernance et de contrôle des fonds publics. Les commissions d’enquête parlementaire, au nombre de six, permettront d’approfondir l’analyse de dossiers sensibles touchant à l’intégrité des institutions et à la gestion des finances de l’État. Une session qui pourrait redéfinir les équilibres politiques au Sénégal.



