Les opérations de contrôle frontalier continuent de montrer leur efficacité dans le nord-est du Bénin. Mardi 16 juin 2026, aux environs de 8 h 30, les agents de police postés au pont Okpara, dans l’arrondissement de Kassouala, ont intercepté un groupe de 24 personnes. Parmi elles, un jeune Béninois est suspecté d’avoir joué le rôle de passeur.
Les 23 autres voyageurs, tous de nationalité nigériane et appartenant à l’ethnie haoussa, se dirigeaient vers le Burkina Faso. Interrogés au poste, ils ont raconté avoir quitté Tchaki, au Nigeria, puis marché jusqu’à Boukouro, un village béninois situé près de la frontière, où ils ont passé la nuit. Leur objectif déclaré était de rejoindre des sites d’orpaillage au Burkina Faso pour y extraire de l’or.
Bien que tous les migrants aient présenté des papiers d’identité en règle, les enquêteurs s’intéressent de près à l’accompagnateur béninois. Agé de 20 ans, originaire de Bassila et résidant à Parakou, il est soupçonné d’avoir organisé ce déplacement illégal. L’ensemble des personnes interpellées a été conduit au commissariat de Tchaourou. Une enquête est en cours pour déterminer s’il s’agit d’un réseau structuré de trafic de migrants.


