L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) vient de durcir le ton concernant les rumeurs persistantes autour d’une possible révision de la Constitution togolaise. Dans un communiqué officiel rendu public, elle dénonce une manœuvre politique visant, selon elle, à détourner l’attention des vrais enjeux démocratiques du pays.
Une initiative perçue comme une diversion politique
Le parti dirigé par Jean-Pierre Fabre s’oppose fermement à toute modification constitutionnelle qui ne serait pas le fruit d’un large consensus. Pour l’ANC, les discussions en cours sur une éventuelle révision du texte fondamental ne répondent en rien aux attentes des citoyens en matière de transparence et de participation politique.
« Une réforme constitutionnelle ne peut être légitime sans une adhésion massive des forces vives du pays », souligne le communiqué. L’ANC met en garde contre toute initiative qui s’apparenterait à un dialogue de façade, excluant les acteurs clés de la vie nationale.
Le rejet d’un « simulacre de dialogue »
Face aux spéculations grandissantes, l’ANC réaffirme qu’elle ne participera à aucun processus qu’elle juge tronqué. La formation politique appelle les organisations de la société civile, les partenaires internationaux et l’ensemble des forces démocratiques à rester vigilants face à une réforme qui, selon elle, ne servirait qu’à renforcer un système politique déjà contesté.
Les inquiétudes sur la légitimité des réformes actuelles
L’opposition togolaise maintient ses réserves sur la Constitution en vigueur, estimant que les modifications institutionnelles récentes n’ont pas suffi à répondre aux aspirations démocratiques de la population. Pour l’ANC, toute nouvelle révision doit impérativement être précédée d’un dialogue inclusif, réunissant tous les acteurs politiques et sociaux du Togo.
« Sans une concertation nationale, aucune réforme ne pourra prétendre à une réelle légitimité », insiste le parti. Cette prise de position s’inscrit dans un contexte où les questions institutionnelles restent au cœur du débat politique, alors que les spéculations sur une nouvelle révision constitutionnelle se multiplient.



