A la Une

Tensions diplomatiques internationales : les faits marquants de la nuit

Washington claque la porte d’une réunion de l’ONU après des critiques françaises cinglantes

La délégation américaine a quitté l’ONU en pleine séance du Conseil de sécurité, lundi, en réaction aux propos de l’ambassadeur français. Ce dernier avait vivement critiqué Washington, l’associant à des régimes comme la Corée du Nord ou la Russie, après un vote controversé sur les droits humains. Vendredi, les États-Unis figuraient parmi les dix pays ayant voté contre le renouvellement du mandat de Volker Türk, haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme. « Les États-Unis ne sont plus un exemple en matière de respect des droits humains. Aujourd’hui, ils se retrouvent aux côtés de la Corée du Nord, du Nicaragua, du Mali et de la Russie. Isolés, et le monde ne les écoute plus », avait réagi la mission française auprès de l’ONU à Genève. Une sortie aussi directe qu’inattendue pour un pays membre permanent du Conseil de sécurité.

Bucarest expulse un diplomate russe après des incursions de drones

La Roumanie a ordonné à un membre de l’ambassade de Russie de quitter le pays sous 48 heures, après la découverte de fragments d’un drone Shahed abattu par un chasseur F-16 roumain. Selon le ministère roumain des Affaires étrangères, cette personne, déclarée « indésirable », a été informée de sa mesure d’expulsion lundi. Trois drones ont été interceptés en trois jours, dont un lundi, suscitant une vive réaction de Moscou. « L’expulsion sans preuve d’un diplomate russe ne restera pas sans réponse », a averti le ministère russe, dénonçant une « mise en scène propagandiste ».

Riyad dénonce une attaque de drones depuis l’Irak, soutenue par l’Iran

L’Arabie saoudite a accusé des milices « terroristes », soutenues par Téhéran, d’avoir lancé une attaque de drones contre son territoire, alors que les tensions entre Washington et Téhéran s’apaisent depuis trois jours. Parallèlement, les rebelles houthistes du Yémen, alliés à l’Iran, ont revendiqué des frappes contre des infrastructures pétrolières saoudiennes. Ces attaques surviennent après la reprise des hostilités entre Riyad et les houthistes le 13 juillet, mettant fin à quatre ans de trêve. Les rebelles menacent désormais de bloquer le trafic maritime en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, ciblant les navires liés à l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole. « Leur objectif est de faire pression sur Riyad et la communauté internationale pour obtenir des concessions politiques au Yémen », analysent les observateurs.

N’Djamena tourne le dos à la Cour pénale internationale

Le Tchad a annoncé son retrait de la CPI, justifiant cette décision par le « déséquilibre » de ses enquêtes, qui ciblent majoritairement des États africains. Sur les 13 enquêtes ouvertes depuis la création de la Cour, neuf concernent des pays du continent, contre seulement quatre ailleurs dans le monde. Cette annonce coïncide avec une offensive diplomatique américaine contre la CPI, accusée de « menacer » les intérêts des États-Unis. Frank Garcia, sous-secrétaire d’État américain chargé des Affaires africaines, aurait même exhorté N’Djamena à reconsidérer sa position lors d’un échange avec le ministre tchadien des Affaires étrangères, jeudi dernier.