Un récit qui glace le sang et marque les esprits. Celui de Joseph Figueira, chercheur d’origine belgo-portugaise, capturé il y a deux ans presque jour pour jour par des mercenaires russes du groupe Wagner dans le sud-est de la République centrafricaine, précisément à Zemio. Libéré le 7 avril dernier pour des raisons humanitaires, il a frôlé la mort à plusieurs reprises, notamment lors de son passage dans les geôles secrètes de Bria, où il a cru ne jamais en sortir vivant.
Un enlèvement aux motivations troubles
Mais comment un chercheur en est-il arrivé là ? Était-il une cible accidentelle ou le fruit d’une opération ciblée à des fins de propagande politique ? Ces questions restent en suspens. Après une détention de plus de deux années dans les prisons centrafricaines et les cachots des mercenaires, il a finalement pu retrouver sa famille au Portugal, où il tente désormais de se reconstruire.
Un parcours semé d’embûches
Les circonstances de son arrestation interrogent : s’agit-il d’un hasard ou d’une stratégie délibérée orchestrée par Wagner ? Son calvaire dans les prisons centrafricaines, et plus particulièrement à Bria, a été marqué par des conditions de détention inhumaines. Aujourd’hui, après sa libération, il partage son expérience avec Christophe Boisbouvier, offrant un éclairage rare sur les méthodes de ces groupes armés et leurs implications dans un pays en proie à l’instabilité.
Les zones d’ombre persistent
Ce témoignage soulève de nombreuses interrogations. Quelles étaient les véritables motivations derrière cet enlèvement ? Comment un chercheur a-t-il pu être retenu aussi longtemps sans que les autorités locales ou internationales n’interviennent efficacement ? Autant de questions qui méritent des réponses.
Alors que Joseph Figueira tente de se reconstruire auprès des siens, son récit rappelle l’urgence de protéger les travailleurs humanitaires et les chercheurs œuvrant dans des zones à haut risque. Une réalité qui dépasse largement les frontières de la Centrafrique.



