Avez-vous entendu parler des CEP, ou champs écoles paysans ? Il s’agit de programmes de formation destinés aux agriculteurs et maraîchers pour les aider à intégrer de meilleures pratiques. Celles-ci incluent la gestion durable des terres et la diversification des cultures. Dans la région du Guéra, au Tchad, de nombreux producteurs de différents villages profitent de l’encadrement offert par ces champs écoles. Après plusieurs années de pratique, les bénéfices sont tangibles, avec en premier lieu une augmentation significative de leur production agricole.

Le projet Nachbo, dont le nom signifie «nous serons rassasiés» en arabe, a redonné aux agriculteurs les outils pour adopter des méthodes de culture efficaces et adaptées à leurs besoins spécifiques. Cette approche a pour but d’accroître leur productivité et de renforcer la sécurité alimentaire. Mis en place par SOS Sahel, le projet s’appuie sur le modèle des champs écoles paysans pour transmettre des techniques culturales essentielles dans la lutte contre la précarité alimentaire. Un cycle de formation dans un champ école s’étend sur environ cinq mois, débutant en début d’année pour se terminer fin juin, juste avant l’arrivée des pluies. Cette initiative est également une réponse concrète pour s’adapter aux conséquences du changement climatique.
- Etienne Djedangombaye, directeur national de SOS Sahel au Tchad.
- Younous Mahadjir, animateur communautaire pour l’ONG Nagdaro, située à Bitkine dans la province du Guera, au Tchad.


