La mi-juillet, une échéance de deux audits qui fait trembler tout Libreville. Le Comité d’audit et de consolidation des passifs exigibles de l’Etat doit livrer ses conclusions sur un stock de dette publique estimé à 8.700 milliards FCFA, soit entre 70 et 74 % du PIB.
Un système de surfacturations et de travaux fictifs, documenté depuis six ans par la Task force sur la dette publique, explique en partie l’explosion de la dette intérieure. Cette convergence de calendriers des audits ne doit rien au hasard, car le gouvernement gabonais a accusé mi-avril dernier sa plus forte baisse en un an.
Une détente sur les marchés, traduite par une trajectoire de transparence engagée par le gouvernement gabonais. Les projections du FMI évaluent la dette publique à 85,5 % du PIB, au-dessus du plafond de la norme Cemac.
Les montants, documentés depuis trois ans, forment une part non négligeable du stock que l’audit actuel doit désormais qualifier et consolider. On peut d’ores et déjà s’attendre à une vague de poursuites judiciaires ciblant des décideurs sous le régime d’Ali Bongo.
Un préalable indispensable à l’assainissement des finances publiques, ces audits conditionneront l’accès du pays aux financements concessionnels indispensables à son programme d’investissement.



