Sénégal : Sonko fustige l’ingérence étrangère sur la question homosexuelle
Le chef du gouvernement sénégalais a vivement critiqué, ce vendredi 21 mai, les tentatives de certains pays occidentaux d’imposer leurs normes sociétales au Sénégal. Face aux députés, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « domination culturelle » de l’Occident sur des sujets jugés sensibles.

Une loi sénégalaise renforcée malgré les critiques
Le Premier ministre Ousmane Sonko a rappelé que le Sénégal a adopté en mars dernier une législation plus stricte concernant les relations homosexuelles. Cette loi, promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye le 31 mars, prévoit désormais des peines pouvant atteindre dix ans de prison, contre cinq précédemment. Le gouvernement refuse catégoriquement tout moratoire sur son application.
L’homosexualité, un sujet clivant au Sénégal
Dans un pays à majorité musulmane, les débats autour de l’homosexualité restent extrêmement polarisants, tant sur le plan politique que religieux. Si des organisations de défense des droits humains s’insurgent contre cette loi, ses partisans y voient une protection des valeurs culturelles et spirituelles du pays. Le gouvernement insiste sur le principe de souveraineté nationale face aux interventions étrangères.
Sonko rejette toute ingérence étrangère
Ouvrant le débat parlementaire, Ousmane Sonko a vivement attaqué ceux qu’il appelle les « gardiens de l’ordre moral occidental ». Il a déclaré : « À l’heure où le monde compte huit milliards d’habitants, une poignée de nations, grâce à leur puissance économique et médiatique, tente d’imposer ses vues au reste de l’humanité ». Le Premier ministre a réaffirmé que le Sénégal ne cédera pas à ces pressions, insistant sur le fait que la loi reflète la volonté populaire.



