sénateur Kalonda dénonce les coups d’état constitutionnels depuis l’afrique
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Le sénateur congolais Salomon Kalonda a marqué les esprits ce vendredi lors d’une intervention remarquée au Parlement éthiopien, dans le cadre du Forum parlementaire sur le renseignement et la sécurité. Le thème central était l’intégrité électorale et la démocratie en Afrique. À travers des exemples concrets tirés de la République démocratique du Congo, il a dénoncé avec véhémence les dérives constitutionnelles visant à prolonger indûment un mandat présidentiel.
Selon lui, une réforme constitutionnelle en cours dans son pays permettrait au chef de l’État de briguer un troisième mandat, une manœuvre qu’il juge anticonstitutionnelle. Le parlementaire a rappelé avec émotion les violences qui ont accompagné les manifestations contre cette réforme : « L’opposition et la société civile se sont mobilisées. Les citoyens sont descendus dans la rue… Des manifestants ont perdu la vie. Le sang a une fois de plus souillé le sol congolais. »
Il a critiqué l’attitude des partenaires internationaux, qu’il accuse de complicité passive plutôt que de neutralité face à ces bouleversements institutionnels. Pour lui, il n’existe pas de distinction valable entre un coup d’État militaire, généralement condamné, et un coup d’État constitutionnel, plus insidieux car camouflé sous des apparences légales.
Le sénateur a détaillé les mécanismes de ces prises de pouvoir déguisées : référendums sur mesure, magistrats instrumentalisés, et commissions électorales privées d’indépendance. Il a également pointé du doigt les coupures d’internet lors des proclamations de résultats, qu’il interprète comme un aveu de faiblesse des autorités face à leurs propres scrutins.
Pour restaurer la confiance dans les processus électoraux africains, il a proposé quatre mesures fortes :
- La création d’une cellule africaine permanente de veille électorale ;
- Le développement d’une souveraineté numérique électorale africaine ;
- La mise en place d’audits transparents et inclusifs ;
- L’instauration d’un protocole parlementaire d’observation pré-électorale couvrant l’ensemble du cycle électoral, de l’enregistrement des électeurs à la proclamation des résultats.
Il a conclu en soulignant l’impact négatif de ces dérives sur l’économie congolaise, notamment dans le secteur minier, où l’absence de stabilité institutionnelle pénalise les investisseurs étrangers face à une concurrence qui, selon lui, ne joue pas à armes égales.
Les dangers des coups d’État constitutionnels selon le sénateur Kalonda
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Lors de son discours à Addis-Abeba, le sénateur congolais Salomon Kalonda a dressé un constat alarmant sur les pratiques antidémocratiques qui gagnent du terrain sur le continent africain. Il a particulièrement ciblé les réformes constitutionnelles controversées, qu’il assimile à des coups d’État institutionnels.
Analysant la situation en République démocratique du Congo, il a révélé que les autorités en place cherchent à modifier la Constitution pour permettre un troisième mandat présidentiel. Cette initiative, selon lui, violente l’esprit démocratique et sape la confiance des citoyens dans les institutions.
« Les partenaires internationaux ferment les yeux sur ces dérives », a-t-il dénoncé, avant d’ajouter : « Leur silence équivaut à une complicité. » Il a rappelé que ces manipulations institutionnelles s’accompagnent souvent de répression sanglante contre les opposants et les manifestants pacifiques.
Le sénateur a insisté sur l’importance de distinguer clairement entre les différents types de coups d’État. Pour lui, un coup d’État militaire est immédiatement identifiable et condamné, tandis qu’un coup d’État constitutionnel se pare des atours de la légalité tout en étant tout aussi illégitime.
Parmi les exemples cités, il a évoqué les juridictions électorales partisanes, les commissions électorales sous influence, et les coupures d’internet systématiques lors des proclamations de résultats, autant de pratiques qui faussent la démocratie.
Pour y remédier, il a appelé à une réforme profonde des mécanismes électoraux africains, incluant une souveraineté numérique renforcée, des observations pré-électorales indépendantes, et une transparence totale dans le processus de vote.
Il a également souligné les conséquences économiques de cette instabilité, notamment pour un pays comme la RDC, riche en ressources naturelles mais pénalisé par l’absence de stabilité politique durable.



