À peine investi à la tête du Bénin, Romuald Wadagni, nouveau président de la République succédant à Patrice Talon, a présidé ce jeudi une session inaugurale du Conseil des Ministres. Une réunion historique qui officialise le début de son septennat 2026-2033, et où le chef de l’État a posé les fondations de ses priorités pour les années à venir.
Ce conseil marque un tournant décisif dans la gouvernance béninoise. Deux axes majeurs ont été définis avec une détermination sans équivoque. D’une part, la lutte contre la pauvreté, considérée comme la pierre angulaire de ce mandat, vise à réduire les écarts criants de développement entre les communes. Le président a insisté sur une approche territorialisée, pour que les zones enclavées bénéficient enfin d’un essor équitable. D’autre part, la sécurité nationale s’impose comme un enjeu prioritaire, dans un contexte où les tensions régionales persistent.
Sur le plan organisationnel, Romuald Wadagni a instauré un rythme inédit pour les instances gouvernementales. Le Conseil des Ministres se réunira désormais chaque mois, le premier mercredi, tandis que le Comité interministériel se rassemblera deux fois par mois, les premiers et troisièmes lundis. Des Conseils de Cabinet thématiques interviendront en complément, afin d’assurer un pilotage rigoureux des politiques publiques. Une organisation qui reflète une volonté affirmée de transparence et d’efficacité.
En clôturant cette première séance, le président a appelé son gouvernement à l’action immédiate. « Il est temps de passer des paroles aux actes », a-t-il déclaré, soulignant que la performance de l’exécutif se mesurera à l’amélioration tangible des conditions de vie des citoyens. Ce premier conseil, à la fois sobre et chargé de sens, esquisse les contours d’une administration résolument tournée vers les résultats, l’équité et la cohésion nationale — des défis colossaux qui attendent le Bénin pour ce nouveau cycle politique.



