Le Maroc et la France scellent une nouvelle ère de coopération renforcée
Lors d’une visite officielle d’envergure à Rabat, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a réaffirmé l’engagement mutuel de Paris et de Rabat à dynamiser leur alliance stratégique. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité d’un rapprochement entamé depuis 2024, avec pour objectif de donner une nouvelle dimension à leurs échanges.
Une coopération bilatérale appelée à « changer d’échelle »
À l’occasion de la 15ᵉ édition des Rencontres de haut niveau entre la France et le Maroc, Sébastien Lecornu a qualifié cette étape de « moment charnière ». Il a souligné l’urgence de passer à une phase supérieure dans leur collaboration, en particulier sur les fronts de la sécurité, de la lutte antiterroriste et des initiatives conjointes en Afrique. Son homologue marocain, Aziz Akhannouch, a quant à lui appelé à une accélération concrète des engagements pris lors de la signature de l’accord exceptionnel de partenariat renforcé en 2024.
Une quinzaine d’accords stratégiques en préparation
Les deux nations finaliseront près d’une quinzaine d’accords couvrant des domaines clés : économie, sécurité, migration, culture et défense. Parmi les projets phares figurent la mise en place d’une ligne de Réseau express régional (RER) à Rabat, des coopérations dans le secteur de l’armement ainsi que des échanges culturels approfondis. Cette visite pourrait également poser les bases d’une visite d’État du roi Mohammed VI en France, marquée par la signature d’un traité d’amitié inédit, présenté par Sébastien Lecornu comme « hors normes ».
Un partenariat solide malgré les tensions persistantes
Cette visite intervient dans un contexte de relations apaisées entre les deux pays, notamment depuis la reconnaissance par la France, en 2024, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cependant, elle survient également à la suite de révélations médiatisées concernant l’utilisation présumée du logiciel espion Pegasus par le Maroc. Ni les autorités françaises ni le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères n’ont souhaité réagir à ces allégations, réaffirmant leur volonté inébranlable de poursuivre le renforcement de leur partenariat.



