Lomé, juin 2026 — Après avoir sillonné Niamey, Ouagadougou et Abuja, le président béninois Romuald Wadagni a posé son avion à Lomé ce jour. Accueilli à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma par son homologue togolais Faure Essozimna Gnassingbé, il entame une visite officielle chargée de symboles. Cette étape clé s’inscrit dans une tournée diplomatique visant à restaurer la confiance entre les deux nations voisines.
« Je salue chaleureusement le président Romuald Wadagni pour cette visite de travail à Lomé », a déclaré Faure Gnassingbé lors de la réception protocolaire. Les deux chefs d’État ont réaffirmé leur engagement commun en faveur d’une coopération renforcée, gage de paix et de prospérité pour les peuples béninois et togolais. Cette démarche s’inscrit dans un contexte où les tensions récentes avaient fragilisé les relations bilatérales.

réconciliation et opportunités économiques
Les relations entre Cotonou et Lomé traversaient une période délicate ces dernières années, marquée par des différends diplomatiques et des suspicions mutuelles. La visite du président Wadagni, marquée par un entretien en privé avec Faure Gnassingbé, symbolise une volonté de tourner la page. Les discussions ont porté sur des sujets cruciaux : intégration régionale, développement économique et sécurité collective.
Les deux dirigeants ont particulièrement évoqué le potentiel de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cette initiative pourrait offrir de nouvelles perspectives pour les économies béninoise et togolaise, notamment en optimisant leurs rôles de hubs logistiques en Afrique de l’Ouest. La fluidité des corridors transfrontaliers entre les deux pays est un enjeu majeur pour leur compétitivité.
« Nos échanges ont confirmé notre volonté commune de renforcer les liens fraternels et de bâtir un avenir commun », a souligné Faure Gnassingbé. Cette approche, axée sur la solidarité et la coopération, vise à effacer les malentendus du passé et à poser les bases d’une croissance partagée.
sécurité et projets concrets
Au-delà des déclarations d’intention, cette visite doit déboucher sur des actions tangibles. La sécurité aux frontières, notamment face à la montée des menaces dans le golfe de Guinée, figure parmi les priorités. Les échanges entre les deux pays ont également abordé la coopération policière et douanière, bien que les détails restent confidentiels.
Ce déplacement s’inscrit dans une stratégie plus large de réengagement diplomatique du Bénin au sein de la CEDEAO. Après Lomé, Romuald Wadagni se rendra à Abidjan et Accra, confirmant son rôle d’acteur clé dans la stabilisation de la sous-région. Pour le Togo, cette visite représente une opportunité d’ancrer sa position comme partenaire incontournable de Cotonou. L’enjeu désormais ? Transformer cette volonté politique en résultats concrets, au service des populations des deux nations.



