recensement au Cameroun : la période prolongée pour la deuxième fois
Face aux retards accumulés dans le cadre du recensement national, les autorités camerounaises ont décidé de prolonger une seconde fois la période de dénombrement. Cette mesure vise à corriger les lacunes observées lors des premières phases et à garantir une couverture plus exhaustive des ménages, des individus et des exploitations agricoles à travers le pays.
L’arrêté signé par le Premier ministre Joseph Dion Ngute officialise cette extension, offrant ainsi une opportunité supplémentaire aux populations de se faire recenser. Malgré les efforts déployés depuis le lancement de l’opération en avril, seulement 60,4 % des Camerounais ont été comptabilisés à ce jour. Les raisons de ce faible taux sont multiples : retards dans le paiement des agents recenseurs, manque d’adhésion de certains ménages, et obstacles linguistiques ou sécuritaires dans certaines régions.
Des défis majeurs à relever
Les grandes métropoles comme Yaoundé et Douala illustrent parfaitement les difficultés rencontrées. De nombreux quartiers, souvent nouvellement urbanisés, n’ont pas été pris en compte lors de la cartographie initiale. Les habitants de ces zones, souvent exclus des premières phases, appellent à une meilleure organisation pour éviter que leur situation ne reste méconnue.
Côté logistique, la commission en charge du recensement reconnaît que les retards de paiement des agents ont généré des tensions locales. Ces derniers, parfois non rémunérés à temps, ont vu leur motivation s’effriter, impactant directement la qualité des opérations sur le terrain. Par ailleurs, les barrières sécuritaires dans les zones à risque compliquent encore davantage l’accès aux populations concernées.
Une opération stratégique pour l’avenir
Ce quatrième recensement général de la population, de l’habitat et de l’agriculture est une étape cruciale pour le Cameroun. Les données recueillies permettront d’ajuster les politiques publiques, d’optimiser la répartition des ressources et de mieux planifier les infrastructures nécessaires au développement du pays. Pour y parvenir, les autorités misent sur cette nouvelle période de ratissage, espérant ainsi combler les lacunes et atteindre les objectifs fixés.



