Premier transfert de prisonniers vers le M23 dans l’est de la RDC : un pas vers la paix ?
Un premier groupe de 15 prisonniers a été transféré par les autorités congolaises au mouvement armé M23, actif dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette opération, facilitée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), marque un tournant dans le processus de paix en cours, selon l’organisation.
Un geste attendu dans un contexte de tensions persistantes
Cette remise de prisonniers intervient après des décennies de violences dans l’est de la RDC, où le M23 a pris le contrôle de vastes zones, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, depuis 2021. Les autorités congolaises avaient déjà condamné à mort plusieurs dizaines de personnes en 2024 pour leur soutien présumé au groupe armé, certaines par contumace.
Un mécanisme de Doha enfin appliqué
En septembre 2025, un accord avait été signé à Doha, au Qatar, prévoyant un échange de prisonniers entre le gouvernement congolais et le M23. Cependant, cet accord n’avait pas été mis en œuvre jusqu’à présent en raison de désaccords persistants entre les parties. En avril 2026, les belligérants s’étaient réengagés à libérer des prisonniers lors de négociations en Suisse.
Entre jeudi et vendredi, le CICR a « facilité le transport de 15 personnes libérées par les autorités congolaises et leur remise » au M23, précise l’organisation dans un communiqué. Aucune information n’a été donnée sur l’identité ou la fonction des détenus. « Cette opération s’inscrit dans le cadre du mécanisme de Doha signé par les parties en septembre 2025 », souligne le CICR.
L’organisation humanitaire a également confirmé que cette opération avait été menée « dans le strict respect des mesures de prévention contre l’épidémie d’Ebola », qui frappe actuellement les régions de l’est de la RDC.



