Une plainte déposée au tribunal de Dakar vise les propos d’Ousmane Sonko sur Touba

Le Collectif des petits-fils de Serigne Touba a saisi la justice sénégalaise contre le leader du PASTEF. Ses déclarations sur l’argent sale à Touba sont jugées diffamatoires par les descendants du fondateur de la cité religieuse.
Un collectif influent vient de frapper fort en déposant une plainte contre Ousmane Sonko, figure politique majeure du Sénégal. Le Collectif des petits-fils de Serigne Touba a adressé une plainte n°12562 au parquet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Cette initiative fait suite aux propos controversés tenus par le président du PASTEF lors de l’inauguration du siège de son parti.
Selon les termes de la saisine, Ousmane Sonko aurait affirmé que « de l’argent sale est entré dans la ville sainte de Touba ». Une déclaration qui, selon les plaignants, porte atteinte à l’image de cette cité religieuse fondée par Cheikh Ahmadou Bamba, symbole de probité et de spiritualité.
Serigne Modou Maroun Niang et Serigne Mourtalla Bousso, porte-parole du collectif, ont souligné que ces propos visent non seulement Touba, mais également ses habitants. Ils rappellent que la ville, bâtie sur des principes de foi et de justice, ne saurait être associée à des allégations de cette nature sans conséquences juridiques.
Une demande d’enquête approfondie
Les représentants du collectif ont exigé du procureur de la République qu’il ouvre une enquête pour vérifier la véracité des déclarations. Leur objectif : établir leur portée juridique et déterminer si elles relèvent de la diffamation ou de la diffusion de fausses informations.
Parmi leurs demandes, figurent l’audition d’Ousmane Sonko afin qu’il précise ses propos et fournisse les éléments de preuve qu’il évoque. Les plaignants insistent sur la nécessité de protéger l’honneur de Touba et la dignité de ses résidents, qu’ils jugent outragés par ces assertions.
Les infractions visées par la plainte
Le collectif réclame que toutes les investigations nécessaires soient menées. Si les faits le justifient, ils appellent à des poursuites pour diffamation, diffusion de fausses nouvelles ou toute autre infraction prévue par le code pénal sénégalais. Une démarche qui pourrait avoir des répercussions majeures sur la carrière politique du leader du PASTEF.



