Le Niger marque une avancée significative dans l’adoption du passeport biométrique de la Confédération des États du Sahel (AES). Jeudi 16 juillet 2026, au Palais de la Présidence à Niamey, le président Abdourahamane Tiani a personnellement entamé les démarches d’enrôlement pour obtenir ce nouveau document de voyage sécurisé, comme l’ont confirmé les autorités locales.
Un projet régional en marche
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’enrôlement biométrique réalisé en mars dernier pour la carte nationale d’identité. Le passeport biométrique AES répond à des normes techniques communes, définies par les États membres pour garantir une sécurité renforcée et une harmonisation des titres de voyage. Avec cette démarche, le Niger rejoint le Burkina Faso et le Mali, devenant ainsi le troisième pays de la Confédération à engager activement son déploiement.
Une mise en œuvre progressive et coordonnée
Les autorités nigériennes précisent que ce passeport vise à offrir aux citoyens un document conforme aux standards de sécurité adoptés lors d’une réunion technique organisée à Bamako en octobre 2024. Le Burkina Faso avait lancé officiellement ce passeport le 29 janvier 2025, après l’enrôlement du président Ibrahim Traoré, saluant une « étape majeure » dans la coopération régionale. Quant au Mali, il a dévoilé son « e-Passeport AES sécurisé » le 27 octobre 2025, marquant le début de sa production par les services compétents.
L’enrôlement du chef de l’État nigérien confirme désormais l’engagement des trois pays dans cette démarche collective, consolidant ainsi l’unité administrative au sein de l’AES.
Un document unifié pour les voyageurs de l’AES
Ce passeport biométrique a pour vocation de standardiser les documents de voyage au sein de la Confédération. Il s’ajoute au déploiement de la carte nationale biométrique, déjà mis en place dans les trois États. Selon les responsables nigériens, cette harmonisation permet aux citoyens de bénéficier de titres d’identité et de voyage plus fiables, tout en simplifiant les procédures administratives.
Rappelons que la Confédération des États du Sahel a annoncé le lancement officiel de ce passeport le 29 janvier 2025. Les anciens passeports nationaux, estampillés CEDEAO, restent valables jusqu’à leur date d’expiration, leur remplacement s’effectuant progressivement selon les calendriers nationaux.
Fondée en 2024, l’AES regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Depuis sa création, les trois États collaborent étroitement pour harmoniser divers documents administratifs et faciliter la mobilité de leurs ressortissants.



